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09/02/2019 11:01 EST | Actualisé 10/02/2019 10:51 EST

Malgré la polémique sur ses origines, Elizabeth Warren vise la présidence

La «bête noire de Wall Street» annonce sa candidature samedi.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a officiellement lancé samedi sa candidature à la présidence en promettant de lutter contre les inégalités sociales et à construire "une Amérique qui fonctionne pour tout le monde."

Mme Warren a dénoncé la pression exercée contre la classe moyenne. Selon elle, les riches ont "trop peu de responsabilités" et les autres "trop peu d'occasions". La sénatrice et ses partisans espèrent que ce message lui permettra de se distinguer au sein d'un peloton démocrate déjà dense et l'aidera à surmonter la controverse entourant ses déclarations passées sur son sang amérindien.

Énumérant une série de propositions, allant de l'assurance-santé universelle à l'élimination du lobbying, Mme Warren a évité de s'en prendre directement au président Donald Trump. Elle a dit vouloir obtenir un changement institutionnel plus large, appelant ses partisans à choisir "un gouvernement qui fait des choix différents, des choix qui reflètent nos valeurs".

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La sénatrice a annoncé sa campagne dans son État d'origine, le Massachusetts, sur un site d'usines où des ouvriers immigrés se sont mis en grève, il y a environ 100 ans, un forum approprié pour celle qui veut défendre les droits des consommateurs.

Mme Warren a été présentée par le représentant Joe Kennedy III, un soutien qui pourrait s'avérer précieux pour la sénatrice en raison de la popularité du jeune député portant un nom prestigieux et de son amitié pour un rival potentiel, Beto O'Rourke.

La sénatrice est l'une des figures de proue du Parti démocrate. Après avoir milité pour les droits des consommateurs lors de la crise financière, elle a dirigé le comité de la Chambre des représentants ayant supervisé le sauvetage du secteur financier en 2009. Les républicains ont bloqué sa nomination à la tête du Bureau de la protection financière des consommateurs. Mal leur en a pris puisqu'en 2012, elle s'est présentée au Sénat et a défait le républicain sortant.