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08/02/2019 12:24 EST | Actualisé 08/02/2019 12:29 EST

La Planète s'invite à l'université veut créer un vaste mouvement étudiant de grève climatique

Un appel à une grève étudiante a déjà été lancé dans d'autres pays.

Graham Hughes/La Presse canadienne
Le 8 décembre dernier, une manifestation pour demander des actions pour lutter contre les changements climatiques s'est tenue à Montréal.

MONTRÉAL — Le collectif La Planète s'invite à l'université lance un appel aux jeunes des cégeps et universités, les invitant à participer à un vaste mouvement de grève climatique, le 15 mars et le 27 septembre prochain.

Un appel à une grève étudiante a déjà été lancé dans d'autres pays et les étudiants du Québec ne seront pas en reste, espère le collectif La Planète s'invite à l'université, qui a rencontré la presse, vendredi à l'Université du Québec à Montréal.

Ce collectif, né de l'inquiétude des jeunes face à ce qu'ils appellent l'indifférence devant l'urgence climatique, a rapidement trouvé des partisans à l'Université de Montréal, à l'UQAM, à l'École de technologie supérieure, à l'Université Concordia, à l'Université McGill, à l'Université du Québec à Chicoutimi, à l'Université Laval, au Cégep Montmorency, au Cégep Lionel-Groulx, au Cégep Saint-Laurent, au Collège de Montréal et ailleurs.

Les jeunes sont donc appelés à voter en faveur d'une telle grève climatique, lors d'assemblées générales.

Les partenaires du collectif croient qu'une grève est le meilleur moyen pour marquer le coup, démontrer le sérieux de la détermination des participants et faire réfléchir les décideurs politiques.

«En discutant ensemble, le Collectif, on s'est dit que c'était un réel moyen de pression, la grève, qui a prouvé son efficacité par le passé. Oui, la volonté, elle est ici, mais il y a un appel international qui a été lancé. On n'est pas les seuls à vouloir faire la grève le 15 mars et le 27 septembre, donc on pense que les étudiants du Québec se doivent de répondre à cet appel-là. Ici, au Québec, c'est né d'un sentiment, dans nos tripes, que les choses doivent changer localement», a commenté Louis Couillard, étudiant à l'Université de Montréal, et co-porte-parole pour la conférence de presse.

Le collectif demande d'abord au gouvernement d'instaurer un programme d'éducation à l'écologie et de sensibilisation à la crise climatique en partenariat avec de jeunes citoyens.

Il revendique ensuite l'adoption d'une «loi climatique» forçant l'atteinte des cibles pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius.

Il requiert aussi de la part des institutions d'enseignement une plus grande transparence dans leurs investissements et le retrait des investissements dans les énergies fossiles.

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