POLITIQUE
05/02/2019 18:16 EST | Actualisé 05/02/2019 19:13 EST

Montréal, la STM et l'ARTM s'entendent sur un guichet unique pour le transport en commun

Une nouvelle charte concrétise les grandes lignes de l'application qui pourra mettre en commun vélo, bus, autopartage, taxi et autres services.

stevanovicigor via Getty Images

La Société de transport de Montréal (STM) prend un pas de plus pour créer un guichet unique qui doit rassembler l'ensemble des services de transport du Grand Montréal, du métro à l'autopartage. Une nouvelle entente avec la Ville et l'ARTM établit les critères de base pour ce futur guichet.

La STM caresse depuis quelque temps l'idée de créer une application qui permettrait aux usagers d'accéder à la fois aux bus, au métro, aux trains, aux vélos de Bixi, aux taxis et aux services d'autopartage tels que Communauto. Le projet est provisoirement baptisé «Céleste».

Un tel projet doit toutefois obtenir l'aval de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qui est responsable de la tarification et de la planification du transport dans le Grand Montréal. Or, selon des documents soumis au comité exécutif de la Ville de Montréal, l'ARTM et l'administration Plante s'apprêtent à sauter à pieds joints dans l'aventure.

Mercredi, les élus adopteront une «charte de partenariat pour la mobilité intégrée dans la région métropolitaine de Montréal». Cette charte jette les bases pour la création du guichet unique souhaité par la STM.

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«Les dernières années ont vu une multiplication des alternatives en matière de mobilité grâce aux technologies et au développement de nouveaux modèles d'affaires comme le vélo partage, l'autopartage, le covoiturage dynamique sous différentes formes qui font désormais partie d'un cocktail de mobilité varié. Ces différentes approches ont le potentiel de faire baisser significativement la part modale de l'auto-solo et d'améliorer globalement la qualité de vie des Montréalais. Toutefois, cette offre est actuellement fragmentée», lit-on dans les documents.

Modèle d'affaires et règles à définir

Par cette charte, la STM, l'ARTM et la Ville s'engagent à élaborer le modèle d'affaires, la structure de gouvernance du guichet unique ainsi que l'ensemble des règles à suivre pour le partage d'informations entre les partenaires d'ici le 5 mars prochain. Il s'agit de la date limite pour que Montréal dépose son dossier de candidature pour le Défi des villes intelligentes, un concours fédéral dont le grand prix est une subvention de 50 M$ pour la mise sur pied du projet.

Montréal est en compétition avec Waterloo, Québec et Edmonton, qui souhaitent développer des initiatives en matière de santé et de services sociaux, ainsi que Vancouver, qui souhaite créer deux corridors de transport «sans collision» jusqu'à la municipalité de Surrey, en banlieue.

Intégrer la banlieue aussi

Le territoire desservi par la future plateforme Céleste de la STM devra aussi être spécifié. Les documents soumis au comité exécutif laissent entendre que les trois partenaires souhaitent intégrer les sociétés de transport de Laval et Longueuil ainsi que le gestionnaire des trains de banlieue, exo.

Courtoisie - exo
La STM, l'ARTM et la Ville de Montréal souhaitent éventuellement intégrer les services de transport en commun des couronnes, notamment les trains d'exo, dans leur futur «guichet unique» du transport.

«Mise en place dans un premier temps de façon tripartite, mais représentant une première itération d'une mobilisation de la grande région de Montréal, la charte de collaboration proposée ici vise à formaliser la volonté des parties prenantes de travailler ensemble à la réalisation d'une approche de mobilité intégrée répondant à plusieurs éléments considérés comme centraux pour le succès de la démarche et ayant un impact positif pour la communauté du Grand Montréal», lit-on.

Le budget et l'échéancier prévus pour développer «Céleste» ne sont pas encore connus. Ils seront précisés lors du dépôt du dossier de candidature.

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