POLITIQUE
05/02/2019 17:36 EST | Actualisé 05/02/2019 19:11 EST

Isabelle Charest juge que le hidjab est un symbole d'oppression des femmes

La nouvelle ministre de la Condition féminine n'a pas perdu de temps pour se positionner.

PC/Jacques Boissinot
Le premier ministre François Legault a nommé Isabelle Charest en charge de la Condition féminine mardi.

QUÉBEC — La nouvelle ministre de la Condition féminine du gouvernement Legault, Isabelle Charest, juge que le hidjab est un symbole d'oppression des femmes.

À peine nommée par le premier ministre mardi après-midi, Mme Charest n'a pas mis de temps à se positionner dans le débat sur le port de signes religieux. François Legault a confié la responsabilité de la Condition féminine à Isabelle Charest, pour alléger les tâches de la ministre Sonia Lebel, qui est déjà accaparée par le portefeuille de la Justice et des Relations canadiennes.

Au cours de la conférence de presse suivant sa nomination, Mme Charest a fait savoir que le port du hidjab ne correspondait pas à ses valeurs et que ce n'était pas une façon pour une femme de s'épanouir.

"Le hidjab n'est pas quelque chose que les femmes devraient porter", a-t-elle tranché lorsque questionnée en anglais.

"Cela signifie en quelque sorte l'oppression de la femme, le fait qu'elles doivent se couvrir. Ce n'est pas dans mes valeurs. Cela commande une action des femmes et je pense que les femmes devraient être libres de porter ce qu'elles veulent."

Ces remarques interviennent dans le débat déjà délicat sur la laïcité et le port des signes religieux. Rappelons que le gouvernement Legault s'est engagé à déposer d'ici à quelques semaines un projet de loi qui interdira aux représentants de l'État en position d'autorité, policiers, procureurs, gardiens de prisons, enseignants, éducateurs en garderie et CPE, de porter un signe religieux.