BIEN-ÊTRE
02/02/2019 12:17 EST | Actualisé 02/02/2019 12:21 EST

VRAK publie un article sur les «sexfies» et ça ne passe pas

L'article est maintenant retiré du site web de la chaîne jeunesse qui annonce qu'elle reverra «sa ligne éditoriale».

Capture d'écran Vrak TV
L'article était accompagné d'une vidéo de «Code F rencontre Code G» expliquant ce qu'est une «instababe». Sur l'image, Catherine Éthier et Sam Breton.

La chaîne VRAK est fortement critiquée samedi matin après la publication d'un article jugé controversé pour son jeune public. Non signé, l'article donnait «10 trucs pour réussir ton sexfie sans ruiner ta réputation», a soulevé l'ire de plusieurs personnalités, dont les députées Marie Montpetit et Marwah Rizqy, de même que le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge.

C'est la comédienne Marie Soleil Dion qui a d'abord critiqué le choix de VRAK de publier un tel article, estimant avec ironie que «j'imagine qu'aujourd'hui il faut compétitionner avec YouTube. Pis leur apprendre à se poser toute nue».

Puis sur Twitter, la députée libérale Marwah Rizqy a jugé que cette publication était «inacceptable» et «irresponsable».

Elle a été suivie de sa collègue Marie Montpetit, qui souligne que l'article de VRAK «dénote un sérieux manque de jugement».

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge a abondé dans le même sens que ses adversaires libérales. «Le meilleur truc pour réussir son "sexfie", c'est de ne pas en faire du tout», conseille-t-il.

Devant ce tollé, la chaîne a décidé de retirer l'article en question et de revoir sa «ligne éditoriale».

Une réponse qui a semblé peu satisfaire Marwah Rizqy, accusant l'article de «victim-bashing».

Un «sexfie» est un égoportrait pris en général par de jeunes femmes à moitié dénudées et partagées à des êtres aimés dans l'intimité ou sur les réseaux sociaux tels que Snapchat. Il peut être toutefois très dangereux de partager des images suggestives sur les réseaux sociaux. Récemment, des élèves du Séminaire des pères maristes de Québec ont dû faire face à la justice pour s'être partagé des photos de certaines camarades de classe.

D'autre part, des célébrités telles que Jennifer Lawrence ont vu leurs photos intimes être partagées sur internet après qu'un pirate informatique eut pénétré dans leur stockage infonuagique.