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02/02/2019 10:20 EST | Actualisé 02/02/2019 10:30 EST

Les marmottes sont en désaccord sur l'arrivée du printemps

Mais c'est deux contre une pour un printemps tardif.

PC/Andrew Vaughan

Les marmottes les plus célèbres au Canada ne s'entendent pas. Wiarton Willie prédit un printemps précoce, tandis que Subenacadie Sam et Fred, la marmotte de Val-d'Espoir en Gaspésie, annoncent que l'hiver s'étirera sur six autres semaines.

Le maire de la ville de South Bruce Peninsula, en Ontario, a révélé la prédiction de Willie en compagnie du premier ministre Doug Ford samedi matin.

Selon la légende, une marmotte qui aperçoit son ombre s'empresse de retourner dans son terrier, craignant six semaines supplémentaires de froid. Mais si la petite bête ne voit pas sa propre ombre, le folklore veut que les températures printanières ne sauraient tarder.

Willie bénéficie cette année de l'appui de la marmotte américaine Punxsutawney Phil. Mais Sam Shubenacadie, le rongeur chouchou des Néo-Écossais, ne partage leur avis. Il est sorti à contrecœur de son terrier juste après l'aube et y est rapidement retourné après avoir vu son ombre.

Selon Tabitha Cox, la principale interprète d'habitat naturel au parc animalier qui héberge Sam, une foule d'environ 200 personnes s'était amassée pour assister au moment fatidique.

Le parc animalier souligne le Jour de la marmotte depuis une trentaine d'années.

Même chose du côté de Val-d'Espoir, où gros Fred est aussi rapidement retourné dans son terrier.

D'ailleurs, l'Avantage gaspésien rapporte qu'il s'agit de sa dernière prédiction, comme la marmotte est rendue à un âge vénérable. «Lorsque je suis allé les voir ce matin, gros Fred s'est présenté alors que le petit dormait. Je peux vous dire que c'est sa dernière prédiction», a confié au journal le responsable du Jour de la marmotte, Roberto Blondin.

Sans surprise, cette tradition ludique ne donne pas les résultats les plus fiables qui soient, affirment les météorologues humains.

Dans son livre «The Day Niagara Falls Ran Dry», le climatologue David Phillips explique que sur 40 ans, les prédictions des marmottes ne se sont avérées exactes que dans 37 pour cent des cas.

Tabitha Cox croit qu'il est néanmoins important de perpétuer cette tradition.

«Je pense que c'est simplement parce que c'est quelque chose d'amusant en plein hiver, fait-elle valoir. Il n'y a pas grand chose d'autre qui se passe, Noël et le Nouvel An sont passés, Pâques est encore loin. C'est juste une occasion de s'amuser.»

Avec le HuffPost Québec