BIEN-ÊTRE
01/02/2019 13:03 EST | Actualisé 01/02/2019 15:11 EST

Soulager les symptômes des enfants autistes avec du cannabis

L'huile de cannabis permettrait de réduire considérablement les convulsions, les tics et les crises de rage, notamment, selon une étude.

Le cannabis semble être un moyen sécuritaire et efficace de soulager les symptômes des enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme, notamment les convulsions, les tics, la dépression, l'agitation et les crises de rage.

Des chercheurs israéliens écrivent dans la revue Scientific Reports que «plus de 80 pour cent des parents ont rapporté une amélioration importante ou modérée de leur enfant».

Un peu moins de 200 patients ont pris part, entre 2015 et 2017, à un programme de traitement pendant lequel ils ont majoritairement reçu de l'huile de cannabis contenant 30 pour cent de CBD et 1,5 pour cent de THC. Un questionnaire rempli après six mois a permis d'évaluer les symptômes des patients, leur condition générale et les effets secondaires.

LIRE AUSSI:

» BLOGUE Les «Aspergirls» du web

» Les bébés vivant dans des milieux bilingues seraient plus attentifs

Après six mois de traitement, 30 pour cent des patients rapportaient une amélioration importante, 53,7 pour cent une amélioration modérée et 15 pour cent une amélioration modeste ou inexistante.

Avant le début du traitement, seulement 31,3 pour cent des patients affirmaient avoir une bonne qualité de vie; ce pourcentage avait doublé à 66,8 pour cent après six mois. Quarante-deux pour cent des sujets avaient une humeur positive au début du traitement, contre 63,5 pour cent après six mois.

Le traitement au cannabis semble aussi avoir amélioré l'autonomie des participants. Seulement le quart d'entre eux étaient en mesure de s'habiller et de se laver seuls au début de l'étude, contre 42,9 pour cent au bout de six mois.

Le pourcentage de sujets ayant une bonne qualité de sommeil et une capacité de concentration est passé, respectivement, de 3,3 pour cent à 24,7 pour cent et de 0 pour cent à 14 pour cent.

Un des auteurs suggère maintenant l'organisation d'un essai clinique à double insu et contrôlé par placebo pour approfondir la question.

Voir aussi: