POLITIQUE
31/01/2019 16:57 EST | Actualisé 31/01/2019 17:06 EST

François Legault veut redonner aux Québécois leur fierté

Il espère que ce sentiment fera partie de son legs à la fin d'un premier mandat caquiste.

La Presse canadienne
Le premier ministre François Legault en compagnie de son ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, le 29 janvier 2019.

GATINEAU - Le premier ministre du Québec, François Legault, a un rêve: celui de redonner aux Québécois leur fierté.

Lors d'un rassemblement militant à Gatineau, M. Legault a déclaré qu'il s'agissait «peut-être du plus grand défi qu'on a au Québec».

«Moi, je rêve que mes enfants, mes petits-enfants disent: "Le premier gouvernement de la CAQ de 2018 à 2022 nous a donné confiance en la politique. Ce premier gouvernement de la CAQ nous a donné la fierté d'être Québécois." C'est ce qu'il y a de plus important», a-t-il dit, à la manière de Martin Luther King.

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«Si je compare à quand j'étais jeune, effectivement, les gens sont fiers, mais ils pourraient être plus fiers», a répondu M. Legault en réponse à une question du HuffPost Québec.

Cette période de «fierté» nationale, il l'associe à l'Expo 67 ou encore aux Jeux olympiques de Montréal de 1976.

Comment compte-t-il s'y prendre au 21e siècle? D'abord, en offrant de meilleurs services aux enfants et aux aînés et en assurant de bons emplois aux Québécois. Mais il y a aussi une «question d'identité», ajoute le principal intéressé.

«Quand on dit qu'on veut s'assurer à l'avenir que tous les nouveaux arrivants réussissent un test de français avant d'obtenir leur citoyenneté, il y a une question de fierté, de dire qu'on est fier de parler français et qu'on est fier de défendre et de faire la promotion du français.»

«Donc oui, j'espère qu'un des grands legs qu'on laissera sera d'avoir amélioré, d'avoir augmenté la fierté des Québécois», conclut M. Legault.

Se méfier de l'arrogance

Il faut dire que le caucus de la CAQ plus tôt cette semaine avait démarré sur une bonne note. Un sondage Mainstreet indiquait que la lune de miel entre le gouvernement Legault et les Québécois se poursuit toujours.

Diablement de bonne humeur, multipliant les blagues, M. Legault s'est dit «très content» d'être de retour avec ses députés à l'ouverture de son caucus présessionnel de deux jours en Outaouais.

La Presse Canadienne
Le premier ministre du Québec devant un très grand drapeau lors de la mise à jour économique de la province, le 3 décembre 2018.

Il avait aussi un message bien important pour ses élus: «Il faut rester humbles. On a le droit de regarder les sondages, mais on ne les commente pas. Ce ne sera pas toujours comme ça. Je ne veux pas voir d'arrogance nulle part!»

«Évidemment, il faut cultiver cette humilité, a expliqué M. Legault devant les journalistes. C'est certain qu'à 44% dans les sondages, il y en a peut-être qui ne sont pas habitués et qui pourraient penser que tout est réglé pour toujours.»

«Donc, je veux qu'on reste proche, humble, pas arrogant. Pour moi, c'est important.»

Une session qui s'annonce mouvementée

Les prochains mois seront cruciaux pour le gouvernement Legault, qui va déposer son premier budget, faire adopter ses premiers projets de lois et mettre en place ses premières réformes.

Les priorités restent les mêmes: améliorer le réseau de l'éducation, offrir de meilleurs emplois, attirer plus d'investissements privés et offrir plus de services aux populations vulnérables.

Le gouvernement souhaite également mettre le couvercle sur la marmite identitaire en faisant adopter un projet de loi sur la laïcité qui va refléter le «consensus québécois» avant juin 2019, si possible.

Pour l'instant, le caucus de la CAQ est divisé sur les droits acquis pour les fonctionnaires en position d'autorité coercitive et les enseignants qui porteraient des signes religieux. M. Legault a déjà indiqué qu'il prendrait la décision finale sur cette question.