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31/01/2019 13:08 EST | Actualisé 31/01/2019 13:08 EST

Deux policiers français condamnés à 7 ans de prison pour le viol d'une touriste canadienne

Devant une salle d'audience remplie de policiers qui ont semblé assommés par la décision.

Francois Mori/AP
Emily Spanton et son avocat Mario Stasi

Les deux policiers accusés du viol d'une touriste canadienne au siège de la police judiciaire parisienne en avril 2014 ont été condamnés jeudi par la cour d'assises de Paris à sept années d'emprisonnement.

Antoine Quirin et Nicolas Redouane "ont été reconnus coupables du viol en réunion d'Emily Spanton", a déclaré le président de la cour d'assises Stéphane Duchemin. Un verdict conforme aux réquisitions de l'avocat général.

Les deux hommes, qui ont été menottés, devront en outre verser 20 000 euros (environ 30 000 $CAN) à la victime.

La cour a été "convaincue" par "les déclarations constantes de la victime" et par "les éléments scientifiques et techniques", dont les expertises ADN et les analyses de la téléphonie, a ajouté le président.

La cour a également pris en compte "la particulière gravité des faits" à l'encontre d'une jeune femme sous l'influence de l'alcool et le "lieu de commission des faits", les locaux du "36, Quai des Orfèvres", qui était alors le siège de la police judiciaire, à Paris.

Les réactions

Antoine Quirin a éclaté en larmes à l'énoncé du verdict, dans une salle d'audience remplie de collègues policiers, qui semblaient assommés par cette décision et sont restés assis de longues minutes.

Pendant toute la lecture de l'arrêt par le président, Emily Spanton, assise droite sur son banc, n'a pas eu un regard vers les accusés à sa gauche.

La Canadienne avait rencontré ces deux fonctionnaires dans un pub, situé en face du "36", où l'ambiance était au flirt et l'alcool coulait à flot. Ils s'étaient ensuite rendus au siège de la police judiciaire.

A 00H40, à son arrivée devant le célèbre bâtiment, la jeune femme, alors âgée de 34 ans, marchait en titubant, était joyeuse. Mais à 02H00, en état de choc, elle dénonçait un viol collectif. Les accusés ont toujours clamé leur innocence.

Les deux ex-policiers seront également inscrits dans le fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles.