DIVERTISSEMENT
30/01/2019 11:10 EST | Actualisé 30/01/2019 11:14 EST

«The Launch»: un défi de plus pour la mentore Marie-Mai

«Tout part d’un hit, tout part de quelque chose qui va indéniablement marcher fort...»

CTV

La seconde saison de l'émission The Launch promet d'être encore plus spectaculaire que la première affirme son idéateur, le renommé producteur Scott Borchetta. À l'expérience acquise lors de la première saison, il ajoute un élément clé de ce succès à venir : la présence de Marie-Mai à titre de mentor permanent. Rencontre avec celui qui a découvert Taylor Swift et sa nouvelle grande amie artiste pour qui il ne tarit pas d'éloges.

Du jamais vu au Québec

Des artistes passant deux journées en studio avec des professionnels et des artistes (avec qui ils écrivent, composent, et enregistrent) afin d'enregistrer le simple/futur hit qu'il leur est proposé: voilà le concept du concours musical télévisé The Launch.

«The Launch remplit une case qu'on n'a pas encore au Québec, explique Marie-Mai lors de cette entrevue bilingue à l'image de ses nouveaux projets. Avec des émissions comme La voix - qui est un concept vraiment différent - tout est basé autour de la voix. On se demande ensuite ce qui arrive : l'artiste va-t-il écrire ses chansons, trouver des chansons ailleurs? C'est difficile pour un artiste, ce qui se passe après ce genre de concours. Avec The Launch, tout part d'un hit, tout part de quelque chose qui va indéniablement marcher fort. C'est un tremplin exceptionnel qui permet ensuite de poursuivre le travail avec les artistes.»

«Personne n'a jamais vraiment montré le processus d'enregistrement d'un album en studio à l'écran avant», poursuit Scott Borchetta qui se dit très fier de ce concept unique qu'il a créé à partir d'idées nées à la suite de son travail (pendant deux saisons) sur la populaire émission American Idol.

Chaque semaine, le gagnant aura la chance de voir sa chanson passer à la radio. Une chanson qui a été composée dans un but précis : se transformer en véritable succès.

«Je suis très excité d'avoir Marie-Mai comme mentor lors de chaque émission, car ses années d'expérience apportent vraiment beaucoup dans son rapport avec les artistes», explique Scott Borchetta, qui avoue avoir ressenti une chimie instantanée avec la chanteuse québécoise lors de leur première rencontre.

«J'ai eu le sentiment, lorsque j'ai vu ses vidéos et que j'en ai appris davantage sur elle, qu'elle pouvait être la bonne personne, ajoute-t-il. Nous nous sommes compris dès la première audition sur Facetime et lorsque nous nous sommes rencontrés en personne, c'était comme si nous étions déjà des amis.»

Courtoisie/CTV
The Launch

Pour Marie-Mai, travailler de concert avec celui qui est à la tête d'une des plus grosses compagnies de disque indépendantes au monde relève de «l'opportunité qui ne passe qu'une fois dans une vie».

«Être aux côtés de quelqu'un qui connaît aussi bien l'industrie, qui sait reconnaître le talent, pour moi c'est autant une école que ça l'est pour les candidats, dit-elle. C'est aussi un honneur de côtoyer Bryan Adams, Sarah McLachlan, Bebe Rexha ainsi que des réalisateurs comme Jann Arden et Max Kerman, qui sont des royautés canadiennes.»

«C'est merveilleux de combiner mon expérience d'être à la tête d'une maison de disque (de m'assurer de la promotion, du marketing et de la production) à l'approche de Marie-Mai, qui est une artiste, ajoute le producteur. Après tout, elle a elle-même participé à une émission de téléréalité de ce genre et sait très bien ce que cela représente comme occasion.»

Saisir le moment

Moins de pauses publicitaires, plus de musique dès le début de l'émission et aucune minute de répit (autant pour les mentors que pour les candidats): voilà ce à quoi aspirait Scott Borchetta pour cette deuxième saison de The Launch. Voilà d'ailleurs le rôle du duo, qui insiste pour rappeler aux artistes qu'ils se doivent de saisir le moment en ne perdant pas une minute de cet apprentissage qu'ils garderont avec eux, qu'ils sortent gagnants ou perdants de cette compétition.

«Chaque semaine est un défi, car on n'a que 24 heures avec les artistes et on leur demande beaucoup en si peu de temps, dit Marie-Mai. Ils doivent enregistrer la chanson, la pratiquer sur scène, la performer devant une vraie audience; c'est beaucoup de pression. Ils doivent aussi être la meilleure version d'eux-mêmes lors de chaque étape. Pour nous aussi, chaque semaine vient avec son propre défi et ses propres artistes avec qui ils nous faut établir une connexion.»

Sachant que cette deuxième saison vient avec le passage de quatre candidats québécois (Jordane Labrie (La Voix 6), James Clayton, Polina Grace et Avery Florence), on ne peut s'empêcher d'en glisser un mot à l'artiste fièrement québécoise.

«J'essaie de rester partiale, mais je reste québécoise et lorsque je vois un candidat québécois arriver, je vois cette passion et cette façon de chanter que nous avons qui est très théâtrale et qui vient du cœur, explique-t-elle avec entrain. C'est certain que cela me rend bien fière. Mais au-delà de cela, le talent à travers tout le Canada est tellement impressionnant.»

Fiers de braquer la lumière sur de nouveaux artistes et sur «tout le travail qui se déroule derrière», Marie-Mai et Scott Borchetta affirment être portés par le bonheur de voir de nouveaux artistes se trouver, trouver leur confiance et réussir l'impossible en 48 heures. «L'album que nous avons si hâte de livrer au public es aussi une source de fierté. Les chansons sont incroyables et tellement différentes les unes des autres. Chaque artiste amène une couleur qui lui est propre», ajoute Marie-Mai, qui confie que pour la première fois depuis quelques années, elle ne sait pas où elle se voit dans cinq ans.

«Je ne le sais pas, mais je ne sais pas de la façon la plus excitante qui soit, car je sens que toutes les opportunités sont ouvertes pour moi. Je fais cela depuis plusieurs années au Québec et pour la première fois, par exemple, j'écris en anglais ce qui m'excite au plus haut point. Cela me fait encore plus apprécier tout ce que je vis et ce que je fais. Non, je ne sais pas où je serai dans cinq ans, mais je sais que je serai toujours là et que je travaillerai toujours fort.»

The Launch sera diffusée simultanément sur les ondes de VRAK et de CTV dès le 30 janvier à 20h.

Marie-Mai montera sur la scène du Centre Bell les 14, 15 et 16 février prochains.