POLITIQUE
24/01/2019 10:56 EST | Actualisé 24/01/2019 11:56 EST

Le gouvernement de la CAQ avantagé par les médias, selon Lorraine Richard

Lorraine Richard est connue pour son franc-parler.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
Photo d'archives de Lorraine Richard

SAINTE-AGATHE-DES-MONTS, Qc — Le gouvernement caquiste jouit d'un traitement de faveur actuellement dans les médias par rapport au Parti québécois (PQ).

C'est l'avis de la députée péquiste de Duplessis (Côte-Nord), Lorraine Richard.

Ses collègues et elle sont réunis pour deux jours dans un hôtel de Sainte-Agathe pour préparer la rentrée parlementaire et tenter de reconstruire le parti, après la défaite historique qu'il a subie en octobre dernier, passant de 28 à 10 sièges.

Dans un point de presse jeudi matin, Mme Richard, connue pour son franc-parler, a dit que le PQ "n'est pas dans le déni" et sera capable de rebondir. Pressée de questions quant à savoir s'il faudra changer le programme et ce qui aurait pu être fait différemment durant la dernière campagne, elle a déploré un traitement inéquitable dans les médias.

"Tu vas peut-être le couper au montage, a-t-elle lancé aux journalistes.

Soyez un petit peu indulgents avec le PQ autant que vous l'êtes avec la CAQ depuis qu'ils sont arrivés au pouvoir.Lorraine Richard

Son collègue député de Bonaventure, Sylvain Roy, a été beaucoup plus prudent, en réprouvant même une telle sortie.

"Habituellement, ce n'est pas une très bonne idée d'évaluer publiquement devant les médias le travail des médias, a-t-il dit dans une mêlée de presse. Je n'ai pas intention de tirer des roches à qui que ce soit."

Une défaite qui "fait mal, très mal"

Selon elle, le PQ a pourtant toujours été un "attrait pour les médias" parce qu'il a toujours été "dans une mouvance de chicane", mais il n'en est plus là.

"On a fait le constat d'une défaite qui nous a fait mal, très mal", a-t-elle avoué.

On va se reconstruire, je pense qu'on est capable de le faire.Lorraine Richard

La veille, le chef intérimaire, Pascal Bérubé, n'avait pas voulu revenir sur les erreurs commises par son parti durant la dernière débâcle électorale, même si le bilan a apparemment été dressé.

Sylvain Roy a de son côté évoqué plusieurs facteurs, contexte historique, goût du changement. Mais quand on lui a demandé si la stratégie de l'ancien chef péquiste Jean-François Lisée d'attaquer de front en débat télévisé la co-porte-parole de QS, Manon Massé, sa réponse a été laconique.

"Jean-François, c'était notre chef, je respectais sa stratégie et le résultat est là", a-t-il laissé entendre.

De son côté, Mme Richard a pris une métaphore médicale: elle a dit qu'il fallait d'abord poser un diagnostic sur le patient et ensuite il y a plusieurs traitements possibles.

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