POLITIQUE
23/01/2019 12:53 EST | Actualisé 23/01/2019 12:53 EST

BIXI veut doubler son service d'ici dix ans et couvrir tous les arrondissements de Montréal

Cinq arrondissements s'ajouteront cette année, deux autres d'ici 2021, mais l'Île-Bizard-Sainte-Geneviève devra attendre.

La Presse Canadienne

L'offre de BIXI doublera presque d'ici les dix prochaines années, selon un plan d'expansion présenté mercredi. Tous les arrondissements auront accès au service d'ici 2021... sauf L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève, qui devra attendre potentiellement jusqu'en 2028.

Montréal et BIXI ont annoncé mercredi la signature d'une nouvelle entente de dix ans. Cette entente prévoit que le nombre de vélos disponibles soit presque doublé pour atteindre 10 800 et que le nombre de stations passe de 529 à 912.

Tel qu'annoncé l'été dernier par l'administration Plante, cinq nouveaux arrondissements seront desservis dès 2019, soit Lachine, Saint-Laurent, Montréal-Nord, Anjou et Saint-Léonard. BIXI fera ensuite une première incursion dans Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles l'année suivante. Pierrefonds-Roxboro sera le dernier sur la liste en 2021.

Parallèlement, le service sera densifié dans certains arrondissements déjà desservis, notamment pour assurer un service continu entre tous les secteurs.

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Le service de vélopartage BIXI sera étendu à tous les arrondissements de Montréal d'ici 2021.

Des trous

L'extrémité nord-ouest de la Ville de Montréal est toutefois exclue du plan d'expansion de BIXI, qui s'arrête en 2022. L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève, de loin le plus petit et le plus excentré des arrondissements, n'aura pas accès au vélopartage dans cet échéancier.

Selon Christian Vermette, directeur général de BIXI, ce secteur sera couvert d'ici la fin de l'entente de dix ans. Aucune plan précis n'est toutefois arrêté.

Au terme de l'entente, le réseau comptera encore des trous notables sur l'île de Montréal, notamment dans Montréal-Est, Côte-Saint-Luc et Ville Mont-Royal. Les municipalités de l'Ouest de l'île ne sont pas non plus desservies et Laval opère son propre réseau.

Selon Marie Elaine Farley, présidente de BIXI Montréal, et Éric Alan Caldwell, responsable du transport au sein de l'administration Plante, la nouvelle entente permet plus aisément aux villes liées de participer au système de vélopartage.

Olivier Robichaud
Selon Eric Alan Caldwell, la nouvelle entente de 10 ans entre la Ville de Montréal et BIXI permettra aux autres villes de l'agglomération de participer plus facilement au service. À gauche, la présidente de BIXI Montréal, Marie Elaine Farley. (Crédit: Olivier Robichaud)

Westmount participe pourtant déjà au système, tout comme la Ville de Longueuil, sur la Rive-Sud.

Questionnée à savoir si des discussions avaient cours avec les autres municipalités de l'agglomération de Montréal, Mme Farley répond que leur intégration au service dépendra de leur intérêt.

«Il y a des territoires qui gagneraient à être desservis, ajoute M. Caldwell. On pense notamment à Montréal-Est pour relier Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. L'entente qu'on a pourra être reprise par ces municipalités. Je pense que ça va servir à l'expansion de BIXI sur le territoire de l'agglomération.

Une popularité fulgurante

La popularité des vélos Bixi, partout où ils sont disponibles, ne se dément pas. En 2018, l'organisme paramunicipal a fracassé un record en enregistrant 5,3 millions de déplacements. C'est plus du double du nombre de déplacements enregistrés lors du sauvetage du service en 2014.

«Cette entente démontre que tous les efforts mis en œuvre depuis 2014 par la nouvelle administration de BIXI-Montréal ont permis de rebâtir la confiance et la fierté des Montréalais envers ce service qui s'est imposé comme un rouage essentiel de la mobilité dans la métropole», ajoute Marie Elaine Farley, présidente de Bixi-Montréal.

L'entente prévoit des versements de 4 M$ par année, en moyenne, pour les 10 prochaines années.