DIVERTISSEMENT
20/01/2019 21:31 EST | Actualisé 21/01/2019 09:53 EST

«Tout le monde en parle»: Caroline Néron se défend et règle ses comptes

«Moi je suis capable d’en prendre, mais ne touche pas à mon monde...»

C'est une Caroline Néron visiblement nerveuse, mais néanmoins prête à se défendre, qui était de passage sur le plateau de Tout le monde en parle, ce dimanche 20 janvier.

L'ex-dragonne a évidemment commenté et critiqué la couverture médiatique des déboires de son entreprise de bijoux, qui s'est récemment placée sous la protection de la loi sur la faillite et l'insolvabilité. À cet égard, malgré neuf millions de dollars de dettes, Caroline Néron parle toujours de «restructuration».

«Il y a un endettement qui est normal, qui devrait se situer logiquement autour de 3, 4, 5 millions pour une entreprise comme la mienne [...] Moi, jusqu'en 2014, tout allait bien. Mais j'ai connu une expansion très rapide [...] Chaque entrepreneur a ses forces et ses faiblesses. Pour le reste, il va s'encadrer de gens qui ont de l'expertise.»

Guy A. Lepage a ensuite souligné le fait que pas moins de huit personnes s'étaient succédé à la gestion des finances du siège social, questionnant alors son invitée à savoir si ces derniers avaient été incompétents ou tout simplement dépassés par les événements.

«Ça allait vite, j'évoluais vite, a-t-elle expliqué. On s'entend, j'ai engagé plein de mes amis. Il y a une de mes amies qui s'est retrouvée en comptabilité à l'époque, et ce n'était pas sa plus grande force.

Il y a eu des erreurs au début. Tu engages, tu te fies [...] Comme c'était une compagnie qui connaissait une expansion rapide, il y en a qui ont été dépassés par la situation.»

L'acharnement des médias

Caroline Néron a ensuite critiqué La Presse pour son article, dans lequel elle jugeait que le média avait fait beaucoup de désinformation, appuyant ses dires par une phrase écrite par les avocats du journal : «L'article est basé sur des propos et des avis rapportés par des ex-employés, et non des faits.»

«Ces deux filles-là, c'est de l'acharnement, a-t-elle déclaré. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas quel lien elles ont avec qui dans ma vie. Est-ce une employée qui a été remerciée qui n'est vraiment pas heureuse? Je ne le sais pas.

Mais ça fait mal, et ils ne font pas juste mal à moi, ils touchent tout le monde, ma famille, mes employés [...] Il faut qu'ils arrêtent un moment donné, parce que l'entreprise va bien.»

«Tu as le droit de détruire une entreprise basé sur des opinions et non des faits?», a-t-elle demandé. «Quand ils disent que je ne paye pas mes employés... C'est du couru de vacances. Il n'y a jamais eu une paye qui a sauté chez nous. Les bonis, tout est payé à toutes les semaines.»

«Ça va au-delà de juste publier un article. Pourquoi? Pour détruire quoi? Est-ce que j'ai violé ou abusé de quelqu'un? Alors, qu'est-ce que j'ai à expliquer devant trois millions de personnes?»

Radio-Canada
Caroline Néron à «Tout le monde en parle».

La dragonne

Caroline Néron a évidemment défendu sa participation à l'émission Dans l'oeil du dragon en estimant qu'elle était parfaitement à sa place, et ce, malgré ses déboires financiers.

«J'étais la mieux placée pour leur donner des commentaires et les encadrer, estime-t-elle. Tu ne m'as jamais vu parler de finances. Par contre, du développement des affaires, du marketing et du produit, je peux t'en parler demain matin.»

La femme d'affaires s'est aussi défendue de ne pas avoir donné d'argent aux entreprises avec lesquelles elle s'était entendue, expliquant qu'elle leur avait plutôt fait bénéficier de son expertise qui, pour elle, est beaucoup plus précieuse pour une compagnie qui désire prendre de l'expansion.

François Lambert et Alexandre Champagne

Guy A. Lepage a ensuite demandé à son invité de commenter les sorties publiques qu'ont fait François Lambert et Alexandre Champagne à son égard.

«François [Lambert], il m'aimait beaucoup quand j'étais sur le show, on avait une belle chimie. Il a essayé de revenir sur le show cette année, et il a été refusé. Ça l'a fâché.

François Lambert, il veut être à la télé! Donnez-lui un show de télé. Il cherche plein de moyens pour attirer l'attention.»

Pour ce qui est de la sortie très amère d'Alexandre Champagne, Caroline Néron a usé d'ironie en soulignant que ce dernier et son ex-femme Marilou avaient jadis dépensé beaucoup d'énergie à «dénoncer les haters».

«Ça fait tellement phrase de frustré. Et dans les faits, j'ai menti sur quoi? Prada, quand ils font un investissement et que ça ne va pas bien, ils vont l'étaler sur leurs réseaux sociaux?

Ai-je vraiment besoin d'étaler ma vie? De vraiment tout dire à tout le monde? Quand je ne vais pas bien, il faut que je le dise?»

Pas une victime

À savoir si elle se considère comme une victime, Caroline Néron relativise : «Tu ne veux pas te dire victime. À chacun ses embûches, à chacun son chemin, et il n'y en a pas un qui va être facile».

«Mes employés ne sont pas des victimes. Ils sont des victimes par la bande, parce que, sincèrement, je te jure que cette pression-là, je suis vraiment écoeurée de la sentir. C'est lourd pour moi de voir des gens insécures. Moi je suis capable d'en prendre, mais sincèrement, ne touche pas à mon monde.»

Caroline Néron a terminé en expliquant que ses difficultés financières n'entraîneront pas tant de pertes d'emplois et qu'elle négociait déjà avec d'autres entrepreneurs pour que ces derniers embauchent les salariés qui ne pourront être récupérés à l'interne.

La femme d'affaires dit avoir bon espoir de sauver sa marque, martelant qu'elle n'est pas en faillite, mais bien en restructuration.

«C'a été la pire année de ma vie, mais je sais que, dans deux, trois ans, je vais me dire : ''Tabarnouche, le nombre de leçons que j'ai eues''», a-t-elle conclu, sereine.