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19/01/2019 15:46 EST | Actualisé 19/01/2019 15:48 EST

Des femmes de partout au pays participent à des manifestations

À Montréal, environ 150 personnes ont bravé la température glaciale pour se rassembler au parc Émilie-Gamelin.

PC/ Tijana Martin
Des femmes se sont rassemblées au Nathan Phillips Square pour le début de la marche torontoise.

Des femmes de partout au pays ont participé samedi à des manifestations pour réclamer une meilleure protection des droits des femmes et d'autres groupes vulnérables.

À Montréal, environ 150 personnes ont bravé la température glaciale pour se rassembler au parc Émilie-Gamelin, dans le quartier Latin.

Les manifestants, qui sautaient frénétiquement pour se réchauffer, brandissaient des pancartes pour revendiquer plus de mesures pour combattre les agressions et le harcèlement sexuels, et pour réclamer que justice soit faite pour les femmes autochtones disparues et assassinées.

«Peu importe les conditions et les circonstances, c'est important d'être ici pour se battre pour les droits des femmes et pour donner du pouvoir à toutes les femmes et donner de la visibilité à tous les problèmes dont on parle aujourd'hui», a confié Caroline Alince, âgée de 19 ans.

«Moi je suis ici en solidarité non seulement avec les femmes d'ici, mais avec les femmes de partout dans le monde, particulièrement quand on pense à ce qui se passe aux États-Unis... Nos consoeurs américaines doivent lutter tous les jours pour s'assurer qu'elles ne perdent pas leurs droits», a expliqué une manifestante, Mylène Alarie.

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S'il y a déjà eu plus de manifestants à la marche de Montréal, la participation a explosé dans la petite municipalité de Sandy Cove, en Nouvelle-Écosse. Cinquante personnes se sont déplacées cette année, comparativement à 15 il y a deux ans.

À Toronto, une foule s'était rassemblée à l'extérieur de l'hôtel de ville pour entendre des discours avant la manifestation.

Les intervenants qui ont pris la parole ont notamment dénoncé le gouvernement ontarien, qui a retiré le programme modernisé d'éducation sexuelle et apporté des changements aux droits de scolarité.

«Ce gouvernement n'appuie pas les femmes», a déploré la militante Farrah Khan.

Des marches pour les femmes ont aussi eu lieu aux États-Unis, dont à Washington. Ces marches avaient été créées pour répondre à la prise de pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, que plusieurs perçoivent comme étant misogyne.