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18/01/2019 12:36 EST | Actualisé 18/01/2019 12:38 EST

La ministre Marie-Claude Bibeau a rencontré la famille d'Édith Blais

«Toutes les options sont encore sur la table», à propos de la disparition de la jeune femme disparue au Burkina Faso.

Luca Tacchetto et Édith Blais ont été vus pour la dernière fois en décembre 2018.
AFP/Photo fournie par la famille
Luca Tacchetto et Édith Blais ont été vus pour la dernière fois en décembre 2018.

La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, est demeurée avare de détails à la sortie de sa rencontre avec la famille d'Édith Blais, cette Québécoise de 34 ans, en voyage au Burkina Faso avec son copain italien Luca Tacchetto, qui n'a pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre.

«Toutes les options sont encore sur la table», a-t-elle répondu lorsqu'une journaliste lui a demandé si le gouvernement pouvait écarter la thèse de l'enlèvement.

Mme Bibeau et sa collègue aux Affaires étrangères Chrystia Freeland ont rencontré la mère et la soeur d'Édith Blais vendredi matin à Sherbrooke en marge de la retraite du cabinet. Cette rencontre est survenue quelques jours après la mort du Canadien Kirk Woodman, qui avait été enlevé mardi dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

«Je vous dirais que ça été une conversation qui était très "entre mamans", a dit la ministre visiblement ébranlée. On a beaucoup parlé d'Édith. Ce sont deux femmes extraordinaires qui sont très fortes et je crois qu'elles sont rassurées à l'effet que notre gouvernement fait ce qui doit être fait dans de telles circonstances.»

La mère et la soeur de Mme Blais n'ont pas souhaité s'adresser aux médias vendredi à leur arrivée et à leur sortie de la rencontre.

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Mercredi, le gouvernement du Burkina Faso disait considérer qu'Édith Blais et son compagnon de voyage avaient été enlevés, mais le gouvernement canadien refuse de révéler quelque information que ce soit de peur de mettre la sécurité du couple en danger.

Mme Blais et son ami ont été vus pour la dernière fois à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville en importance du Burkina Faso, et avaient prévu de se rendre dans la capitale, Ouagadougou, avant de traverser la frontière avec le Togo. Mme Blais avait prévu de travailler avec une organisation qui tentait de reboiser des régions du Togo.

Kirk Woodman, un géologue originaire d'Halifax a été retrouvé mort, le corps criblé de balles, tard mercredi. Il travaillait pour la société minière vancouvéroise Progress Mineral et se trouvait sur un site minier de Tiabongou, à environ 20 kilomètres de Mansila, dans la province du Yagha, lorsqu'il a été enlevé par des extrémistes.

Affaires mondiales Canada recommande sur son site Web d'éviter «tout voyage non essentiel au Burkina Faso en raison de la menace terroriste». Il est particulièrement risqué de s'aventurer près des frontières du pays avec le Mali, le Niger, le Bénin et le Togo de même que dans le parc national du W.