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12/01/2019 13:08 EST | Actualisé 12/01/2019 13:18 EST

«L'époque des maisons individuelles est révolue», selon BMO

Dites au revoir au rêve de posséder une unifamiliale.

Des condos en construction à Toronto en 2009.
Chris Roussakis / Reuters
Des condos en construction à Toronto en 2009.

La construction de maisons individuelles unifamiliales est à un bas record au Canada, mais pour ce qui est des condos, les choses ne pourraient pas être plus différentes.

La construction de maisons unifamiliales a atteint un creux inégalé depuis le milieu des années 1990, mais les immeubles multifamiliaux, comme les condos, a atteint un record, a indiqué la Banque de Montréal jeudi dans une note à ses clients intitulée «Fini les maisons individuelles pour vous».

L'économiste senior de BMO Robert Kavcic a expliqué au HuffPost Canada que la dernière fois que la construction d'immeubles multifamiliaux était aussi forte était dans les années 1970.

«La demande démographique est là... c'est que le genre d'unités qu'on reçoit ont l'air très différentes de celles des années 80, 90 et début 2000 - beaucoup plus petites, et beaucoup plus concentrées», a-t-il informé.

M. Kavcic estime que le déplacement du marché vers la construction de multilogements «ne disparaîtra probablement pas».

«Alors vous avez deux facteurs: l'activité générale est probablement en train de ralentir un peu, et la construction des maisons individuelles se rétrécit comme part du marché en général», évalue-t-il.

«Alors il n'y a probablement pas beaucoup de nouvelles constructions d'unifamiliales qui s'en viennent.»

BMO
En bleu, la mise en chantier de maisons individuelles dans les régions d'au moins 10 000 habitants au Canada. En rouge, la mise en chantier d'immeubles à multilogements dans les régions d'au moins 10 000 habitants au Canada.

Cette mode dans la construction résidentielle est «pas mal l'histoire de Toronto et Vancouver», avec Montréal et Ottawa «jusqu'à un certain point également», selon Kavcic.

«Lorsqu'on regarde les villes plus petites - comme Calgary, Edmonton ou Regina, qui n'ont pas le même genre de contraintes dans les règlements des autres marchés comme Toronto ou des contraintes géographiques comme ce qu'on a à Vancouver - ce genre de séparation dramatique commence à disparaître», juge-t-il.

«On le voit à l'échelle nationale parce que ce sont les grandes villes qui génèrent ce phénomène.»

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