BIEN-ÊTRE
09/01/2019 15:52 EST | Actualisé 09/01/2019 15:55 EST

Un vibrateur reçoit un prix… avant d’être banni de la compétition

Il y avait pourtant tout un BUZZ autour de cet appareil...

Lora DiCarlo

Le vibrateur Osé de Lora DiCarlo a fait crier sa créatrice, mais pas de plaisir.

Le jouet sexuel a été décoré du prix de l'innovation en robotique et drones par le Consumers Electronics Show (CES) de Las Vegas, pour ensuite se voir refuser son attribution et son exposition au populaire événement techno.

Osé: une innovation dans le domaine

Engadget explique, sans l'avoir testé, que l'Osé est une petite merveille utilisant «la microrobotique, la circulation de l'air, les battements et les mouvements "viens ici"» pour amener le plaisir chez ses utilisatrices, au lieu de vibrations traditionnelles.

Ce vibrateur a été conçu pour stimuler à la fois le point G et le clitoris, afin de fournir un orgasme mélangé par les deux stimulations. L'Osé sera sur le marché au troisième trimestre.

La créatrice d'Osé crie à la discrimination

La fondatrice de Lora DiCarlo, Lora Haddock, est pour le moins en rogne contre le CES.

Sur son site web, Lora Haddock critique l'organisation en estimant que le CES a une politique discriminatoire envers les femmes. Elle cite en exemple la présentation d'un robot sexuel pour hommes en 2018 et la présence d'une compagnie qui diffuse de la pornographie en réalité virtuelle.

Mme Haddock rejette aussi du revers de la main les prétentions des dirigeants du CES comme quoi l'Osé ne devrait pas se trouver dans la catégorie de la robotique, affirmant que le vibrateur a été conçu en partenariat avec des ingénieurs universitaires reconnus et est en attente de brevets dans le domaine.

Dans une déclaration à The Next Web, l'association qui gère le CES a répondu que «le produit ne correspond à aucune de nos catégories de produits existantes et n'aurait pas dû être accepté pour le programme de récompenses de l'innovation. L'association a communiqué cette position à Lora DiCarlo. Nous nous sommes excusés auprès de l'entreprise pour notre erreur».

Ce qui amène encore plus de questions de la part du public est la présence au CES d'un autre vibrateur, le OhMiBod qui peut être contrôlé via l'Apple Watch. Pourquoi un plus que l'autre? Le CES devra peut-être revoir sa politique concernant la technologie sexuelle pour 2020.