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09/01/2019 17:58 EST | Actualisé 09/01/2019 18:03 EST

Toyota rappelle 1,7 million de voitures

Ce sont les coussins gonflables qui seraient défectueux.

joel-t via Getty Images

Toyota a annoncé mercredi rappeler 1,7 million de voitures en Amérique du Nord dans le cadre d'une campagne générale liée aux coussins gonflables défectueux Takata, associés à une vingtaine de morts à travers le monde.

Le constructeur japonais ne dit pas s'il a été informé de cas de blessés ou d'incidents graves touchant les nouvelles voitures rappelées.

Cette vaste opération concerne les modèles 4Runner (années modèles 2010-2016), Corolla et Matrix (2010-2013) et Sienna (2011-2014). Des modèles de sa marque premium Lexus sont aussi affectées: ES 350 (2010-2012), GX 460 (2010-2017), IS 250C et 350 C (2010-2015), IS 250 et 350 (2010-2013) et la Lexus IS-F (2010-2014).

La Scion XB (2010-2015) est aussi concernée.

Les concessionnaires Toyota et Lexus vont remplacer soit le gonfleur de coussins gonflables soit le système entier.

La semaine dernière, le constructeur américain Ford avait fait revenir 953.000 véhicules pour des problèmes d'airbags Takata.

Pour Toyota, c'est le troisième rappel massif en cinq mois pour des problèmes d'airbags. En novembre, le groupe japonais avait déjà fait revenir plus de 1,6 million de véhicules dans le monde.

Le défaut constaté sur les airbags Takata avait été mis au jour par les autorités américaines en 2014 et a conduit depuis à des campagnes de rappel massives: au total, au moins 100 millions de véhicules sont concernés dans le monde, tous constructeurs confondus, et une vingtaine de personnes sont mortes dans des accidents liés à ces défauts, tandis que le nombre de blessés avoisine les 300.

Aux États-Unis, l'agence fédérale de la sécurité routière (NHTSA) a indiqué que 34 millions de véhicules étaient concernés pour un nombre total d'airbags de 46 millions actuellement mais qui devrait être porté à près de 70 millions d'ici décembre 2019.

Takata, fondé en 1933, n'a pas survécu à cette crise et a fait faillite en juin 2017. Le groupe a finalement été racheté pour 1,6 milliard de dollars par l'équipementier automobile Key Safety Systems. La nouvelle entité a été rebaptisée Joyson Safety Systems.