POLITIQUE
08/01/2019 17:23 EST | Actualisé 08/01/2019 17:26 EST

Justin Trudeau interpelle Shinzo Abe sur la chasse à la baleine

Ils ont aussi discuté de commerce international, avec l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange transpacifique.

Une baleine est déchargée au port de Kushiro, en septembre 2013, pour des raisons scientifiques.
Kyodo News via AP
Une baleine est déchargée au port de Kushiro, en septembre 2013, pour des raisons scientifiques.

Le premier ministre Justin Trudeau a interpellé son homologue japonais Shinzo Abe sur "l'importante question de la conservation des baleines", alors que Tokyo vient de se retirer de la Commission baleinière internationale (CBI) dans le but de reprendre la chasse commerciale.

Au cours d'un entretien téléphonique lundi soir entre les deux dirigeants, M. Trudeau a "promis de collaborer avec des partenaires internationaux pour protéger les espèces de baleines", indique un communiqué transmis mardi par le gouvernement canadien.

Le Japon a annoncé le 26 décembre son retrait de la CBI, défiant ouvertement les défenseurs des cétacés, 30 ans après avoir officiellement mis fin à la chasse commerciale aux baleines, dont la population ne cesse de décliner.

Outre cette question, MM. Trudeau et Abe ont discuté de commerce international, saluant l'entrée en vigueur le 30 décembre de l'accord de libre-échange transpacifique (PTPGP).

Ils ont également évoqué le prochain sommet du G20, qui se tiendra en juin à Osaka, et pour lequel "le premier ministre Trudeau a promis que le Canada allait soutenir activement le Japon pour l'aider à (en) assurer le succès".

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Enfin, MM. Trudeau et Abe ont "discuté de la détention de deux citoyens canadiens en Chine et, à cet égard, ils ont tous deux réitéré l'importance de respecter la justice et la primauté du droit, et de s'y conformer", selon le communiqué d'Ottawa.

Les autorités chinoises détiennent depuis un mois, officiellement pour des activités "menaçant la sécurité nationale", l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig, employé par l'organisme de réflexion International Crisis Group, et le consultant canadien Michael Spavor, fréquemment en relation avec la Corée du Nord.

De nombreux observateurs jugent que leur détention constitue une mesure de rétorsion après l'interpellation à Vancouver de la directrice financière de Huawei, géant chinois des télécommunications.