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20/12/2018 10:18 EST | Actualisé 20/12/2018 13:56 EST

La procédure pénale contre Harvey Weinstein ira de l'avant

Les accusations d'agression sexuelle portées contre lui sont maintenues.

Photo d'archives de Harvey Weinstein.

La procédure pénale engagée contre Harvey Weinstein pour agressions sexuelles ira de l'avant.

Après une brève discussion avec les avocats des deux parties, jeudi matin à la Cour suprême de New York, le juge James Burke a conclu que l'affaire n'avait pas été "irrémédiablement entachée" par les allégations de la défense selon lesquelles un enquêteur aurait donné des directives et des conseils à une plaignante qui devait témoigner dans l'affaire.

Le juge Burke a ainsi rejeté une motion des avocats de la défense, qui cherchaient à faire écarter les accusations d'agression sexuelle portées contre leur client. La défense soutenait aussi qu'on aurait dû montrer à la chambre de mise en accusation (le "grand jury") des preuves démontrant que l'accusé avait échangé des courriels cordiaux avec deux plaignantes après les agressions alléguées.

La poursuite soutenait pour sa part qu'il y avait suffisamment de preuves pour traduire en justice le producteur hollywoodien déchu, aujourd'hui âgé de 66 ans.

Son avocat, Benjamin Brafman, a qualifié la décision de "techinicalité", et s'est dit persuadé que M. Weinstein sera "totalement exonéré".

Harvey Weinstein nie toutes les allégations de relations sexuelles non consensuelles qui le visent depuis un an. Il a plaidé non coupable aux accusations et a été libéré sous une caution de 1 million $ US. Il a quitté jeudi le palais de justice à New York sans s'adresser aux journalistes.

La procureure Gloria Allred, qui représente l'une des plaignantes, a par ailleurs rappelé qu'il n'est pas trop tard pour d'autres femmes de se manifester dans cette cause contre l'influent producteur. Elle a affirmé que "quiconque posséderait des preuves pertinentes" dans cette affaire "devrait s'acquitter de son devoir".

Les actrices Amber Tamblyn et Marisa Tomei étaient présentes jeudi au palais de justice de New York afin d'apporter leur soutien aux plaignantes. L'ex-présidente de la ligue féminine de basket-ball (WNBA), Lisa Borders, aujourd'hui à la tête de l'organisme "Time's Up" contre le harcèlement sexuel, s'est réjouie que M. Weinstein "n'ait pas réussi à échapper à ses responsabilités face à ses crimes".

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