POLITIQUE
17/12/2018 14:05 EST | Actualisé 17/12/2018 14:06 EST

Oléoduc Énergie-Est: François Legault ne bronche pas

Le premier ministre a été vilipendé par la classe politique albertaine.

Graham Hughes/La Presse canadienne
Photo d'archives de François Legault.

GASPÉ,, Qc — Vilipendé par la classe politique albertaine concernant ses propos sur l'«énergie sale», le premier ministre du Québec, François Legault, ne bronche pas.

Commentant les attaques proférées à son endroit par la première ministre néo-démocrate de l'Alberta, Rachel Notley, et par le chef conservateur uni de l'Alberta, Jason Kenney, M. Legault a soutenu lundi que «ça peut paraître bien de casser du sucre sur le Québec».

De passage en Gaspésie, François Legault a dit comprendre les problèmes que vit l'Alberta. Il a toutefois répété qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale au Québec pour un projet comme l'oléoduc Énergie-Est.

Rachel Notley a sermonné le premier ministre du Québec la semaine dernière, affirmant que le Québec tirait beaucoup d'avantages du pétrole albertain. Elle a ajouté que non seulement le pétrole albertain n'était pas «sale», mais qu'il finançait les écoles, les hôpitaux, les routes et potentiellement certaines des infrastructures hydroélectriques au Québec.

Quant à Jason Kenney, ancien ministre fédéral dans le gouvernement de Stephen Harper, il a reproché à François Legault, sans le nommer spécifiquement, d'alimenter la grogne contre le secteur pétrolier et les oléoducs. Il a rappelé que le Québec allait recevoir 13 milliards $ grâce à la péréquation. «Cette somme provient en grande partie de notre industrie pétrolière, en grande partie de notre province», a lancé M. Kenney dimanche lors d'une manifestation en faveur de l'industrie pétrolière, à Grande Prairie, en Alberta.

Le premier ministre François Legault s'est rendu à Gaspé, lundi, pour annoncer que le gouvernement du Québec octroie 12,8 millions $ au Fonds bilatéral pour l'industrie des pêches et de l'aquaculture commerciales du Québec. Cet investissement soutiendra la réalisation de projets visant l'innovation ainsi que l'amélioration de la compétitivité et de la productivité. Il s'ajoute à l'enveloppe de 30 millions $ sur cinq ans déjà consentie par le gouvernement du Canada.

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