POLITIQUE
16/12/2018 13:07 EST | Actualisé 16/12/2018 15:08 EST

C'est au tour du Québec d'accueillir la COP26 en 2020, selon l'opposition libérale

Le PLQ fait cette demande au moment où le sommet de cette année, la COP24, se termine en Pologne.

AP Photo/Luca Bruno

C'est au tour du Québec de recevoir le sommet annuel des Nations unies (ONU) sur les changements climatiques, soutient l'opposition officielle.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) réclame en effet une grande "mobilisation" du milieu des affaires et du gouvernement Legault afin de présenter la candidature du Québec en vue d'accueillir le sommet de 2020, la COP26, a appris La Presse canadienne.

Le Parti libéral (PLQ) fait cette demande au moment où le sommet de cette année, la COP24, se termine à Katowice, en Pologne.

Le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji, qui a été envoyé par son parti à Katowice, a discuté de cette éventuelle candidature avec la délégation québécoise qui était notamment composée d'entrepreneurs et de chercheurs.

Dans une entrevue diffusée dimanche, M. Derraji a fait valoir que 2020 est le moment opportun pour le Québec: l'Amérique du Sud accueillera la COP de 2019 et selon l'ordre habituel, ce devrait revenir à l'Amérique du Nord par la suite.

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Le Royaume-Uni a déjà manifesté son intention d'accueillir la COP de 2020, mais l'Europe a déjà été l'hôte en 2015 et cette année, tandis que l'Afrique _ le Maroc _ a accueilli la COP de 2016, et les Fidji, pour l'Océanie, en 2017, a expliqué le député libéral.

Le gouvernement caquiste doit donc maintenant entamer son démarchage auprès du gouvernement fédéral pour le convaincre de poser la candidature du Québec, a poursuivi M. Derraji.

Selon lui, le premier ministre François Legault a d'ailleurs manqué un rendez-vous important cette année en ne se rendant pas au sommet de l'ONU, contrairement à ses prédécesseurs comme Jean Charest et Philippe Couillard, donc il doit maintenant se reprendre.

"La COP, ce sont les Jeux olympiques de la lutte aux changements climatiques: si tu n'as pas vécu ça, tu ne peux pas savoir de quoi tu parles", a déclaré M. Derraji, qui n'en était pas à sa première participation à une COP.

François Legault a fait fi de la pression de l'opposition et de Greenpeace en décidant de ne pas aller au sommet de Katowice. C'est sa ministre de l'Environnement, MarieChantal Chassé, qui le représentait. En outre, son gouvernement a été très critiqué pour son absence de programme en environnement.

Or, la délégation du Québec _ les entreprises au premier plan _ aurait eu besoin d'une présence forte du chef du gouvernement, pour ouvrir des portes et bénéficier des débouchés sur la scène internationale, a fait valoir le député du PLQ.

"On ne sentait pas l'intérêt du gouvernement, il n'y a eu aucune annonce sur place, Mme Chassé était à l'écoute, mais c'est tout", a-t-il déploré.

"Le gouvernement Legault a manqué le bateau. Quand on se fait critiquer pendant campagne électorale parce qu'on n'a pas de plan en environnement, on doit saisir le premier rendez-vous qu'on te présente pour démontrer que c'est le contraire, et qu'il s'engage à appuyer la grappe industrielle environnementale au Québec."

L'élu libéral fait aussi remarquer qu'aucun État n'a évoqué au sommet de Katowice la révision à la baisse des cibles de réduction de gaz à effet de serre pour 2020, contrairement au premier ministre François Legault, qui a laissé entendre que le Québec pourrait manquer ses cibles.

"C'est à l'encontre de tout ce que j'ai entendu là-bas (à Katowice)", a-t-il souligné.