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13/12/2018 17:51 EST | Actualisé 14/12/2018 07:06 EST

Bombardier: les élus fédéraux du Québec se défendent d'avoir peu de poids

Les députés libéraux québécois à Ottawa ont à nouveau essuyé les critiques.

EPA/ALEKSANDAR PLAVEVSKI

Les députés libéraux québécois à Ottawa ont à nouveau essuyé les critiques, jeudi, au lendemain de l'attribution du contrat d'un milliard $ de Via Rail à la multinationale allemande Siemens.

"Il n'y a aucun des 40 élus libéraux qui viennent du Québec qui se sont levés pour s'assurer qu'il y ait des retombées chez nous, alors qu'on était en droit de s'attendre à ça", a dénoncé Gabriel Ste-Marie, un député du Bloc québécois.

Les employés de l'usine de La Pocatière de Bombardier espéraient être ceux qui allaient construire les nouveaux wagons de Via Rail. Ce contrat aurait pu leur fournir du travail durant quelques années. Certains perdront plutôt leur emploi. Une centaine d'employés ont déjà commencé à être mis à pied.

Les députés libéraux québécois à Ottawa se font régulièrement accuser par les conservateurs, néo-démocrates et bloquistes, d'être incapables de défendre les intérêts du Québec au sein de leur caucus.

Moi, je n'ai pas besoin d'aller prendre le micro et dire "bien là, je ne suis pas content parce que le ministre des Finances ne fait pas telle ou telle chose.Rémi Massé, député libéral

C'est faux, selon le président du caucus québécois à Ottawa, Rémi Massé. Il affirme qu'en coulisse ils se font entendre.

"C'est un travail qui se fait, si je peux m'exprimer ainsi, sous le radar médiatique, a-t-il affirmé. Moi, je n'ai pas besoin d'aller prendre le micro et dire "bien là, je ne suis pas content parce que le ministre des Finances ne fait pas telle ou telle chose.

"Ce type de discussion-là, on l'a évidemment à l'intérieur de nos caucus, ça se fait positivement de façon constructive et puis ça donne des résultats", a-t-il ajouté.

Il cite en exemple la création de 100 000 emplois au Québec, les sommes investies pour le développement économique en région et l'amélioration de la connexion internet à haute vitesse dans les communautés rurales du Québec.

"Internet haute vitesse en région, encore une fois c'est 500 millions $ qu'on a reçus parce que le caucus du Québec s'est positionné pour dire "écoutez, le développement de l'internet en région, c'est fondamental"", a-t-il avancé.

Mais pour Bombardier, le train est déjà passé. Tout en reconnaissant que le fleuron québécois fait face à une forte concurrence internationale, Rémi Massé rappelle qu'Ottawa a délié les cordons de sa bourse pour l'achat des voitures Azur destinées au métro de Montréal, un contrat qui frôle le demi-milliard de dollars.