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12/12/2018 09:24 EST | Actualisé 12/12/2018 14:17 EST

VIA Rail opte pour Siemens pour le remplacement de la flotte du corridor Québec-Windsor

La société d'État a confirmé mercredi l'octroi du contrat de 989 millions $.

Yves Desjardins-Siciliano (droite), président et chef de la direction de Via Rail, lors de l'annonce de mercredi.
Ryan Remiorz/La Presse canadienne
Yves Desjardins-Siciliano (droite), président et chef de la direction de Via Rail, lors de l'annonce de mercredi.

MONTRÉAL — VIA Rail opte pour l'allemande Siemens plutôt que Bombardier ainsi que pour du matériel roulant construit aux États-Unis dans le but de renouveler son parc de locomotives et de voitures pour le corridor ferroviaire entre Québec et Windsor, en Ontario.

La société d'État a confirmé mercredi l'octroi du contrat de 989 millions $, qui ne contient aucune exigence de contenu local, et qui échappe à Bombardier. Les rames seront construites à Sacramento, en Californie, au siège social nord-américain du géant allemand. Siemens prévoit 20 pour cent de contenu canadien dans ses produits. Les livraisons débuteront en 2021 pour une mise en service l'année suivante.

Via Rail et Siemens ont également annoncé une entente de 15 ans, évaluée à 355,5 millions $, pour des services techniques et la fourniture de pièces.

L'annonce a été faite au centre montréalais de maintenance de Via Rail au cours d'une conférence de presse à laquelle participaient la présidente du conseil d'administration, Françoise Bertrand, ainsi que le président et chef de la direction de Via Rail, Yves Desjardins-Siciliano.

Via Rail a besoin de 32 nouveaux trains bidirectionnels pour maintenir sa capacité actuelle de 9100 sièges. Ces locomotives et ces wagons devront pouvoir fonctionner sur des rails électriques dès qu'ils seront installés.

Ce choix de la société d'État, qui avait été éventé au cours des dernières semaines, avait suscité la grogne au Québec alors que Bombardier tente de garnir le carnet de commandes de son usine de La Pocatière.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait justifié l'absence d'exigences de contenu local en affirmant que les traités de libre-échange signés par le Canada avec l'Union européenne et les États-Unis ne permettaient pas à Via Rail de favoriser Bombardier dans l'octroi de ses contrats.

En dépit de l'octroi d'une commande de 448 millions $ CAN pour 153 nouvelles voitures Azur destinées au métro de Montréal, le couperet va néanmoins tomber à La Pocatière, où une centaine d'employés ont commencé à être mis à pied.

D'ici la fin février, l'usine devrait compter environ 500 salariés.

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