POLITIQUE
12/12/2018 18:25 EST | Actualisé 12/12/2018 20:02 EST

Formule E: «Je ne me laisserai pas intimider», dit Valérie Plante

La mairesse a essuyé un refus dans sa tentative de faire annuler la poursuite déposée contre elle par les promoteurs de la course.

Valérie Plante, mairesse de Montréal, affirme qu'elle ne se laissera pas «intimider» par les promoteurs de la Formule E, qui ont déposé une poursuite contre elle.
Olivier Robichaud
Valérie Plante, mairesse de Montréal, affirme qu'elle ne se laissera pas «intimider» par les promoteurs de la Formule E, qui ont déposé une poursuite contre elle.

Valérie Plante n'a pas l'intention de baisser les bras, malgré un premier revers dans la poursuite intentée contre elle par les promoteurs de la course de Formule E.

La Ville de Montréal est poursuivie par Formula E Operations (FEO) et le syndic de faillite de Montréal c'est électrique (MCÉ) pour avoir annulé les éditions de la Formule E prévue pour 2018 et 2019. Mais la mairesse est aussi visée personnellement dans la poursuite.

Mme Plante a tenté de rejeter la poursuite contre sa personne en disant qu'elle a agit en sa qualité de mairesse. Elle affirme que le fait de la viser directement constitue une poursuite-bâillon. La juge Chantal Châtelain a toutefois rejeté cette demande.

«Je suis déçue. Clairement le groupe de la Formule E tente de personnaliser ce dossier-là. Alors qu'on le sait, c'est une décision que nous avons prise avec l'accord de la population», affirme la mairesse dans un point de presse tenu mercredi.

Intimidée

Mme Plante persiste et signe dans sa volonté de combattre le circuit de course à voitures électriques.

«On va voir comment ça va avancer, mais moi je ne me laisserai pas intimidée de cette façon là», lance-t-elle.

Fiasco Financier

La course a été annulée par Mme Plante en décembre 2017, quelques mois après la présentation de la première de trois éditions prévues. Celle-ci dénonçait un «fiasco financier».

Par la suite, les événements lui ont donné raison. MCÉ a dévoilé que l'ex-maire Denis Coderre avait promis d'éponger un déficit structurel qui n'avait jamais été communiqué à la population. L'organisme a ensuite déclaré faillite, laissant 6,65 M$ en dettes impayées sur la marge de crédit consentie par la Ville.

Olivier Robichaud
L'ex-maire Denis Coderre

En mai et en juin 2018, l'inspecteur général ainsi que la vérificatrice générale ont tour à tour publié des rapports dévastateurs contre l'administration Coderre pour avoir contourné les règles de gouvernance et de gestion des contrats.

La Ville s'attendait à une poursuite de 9,6 M$ pour couvrir les droits qui devaient être payés pour les éditions 2018 et 2019. C'est finalement une poursuite de 33 M$ qui a été déposée par FEO et MCÉ.