POLITIQUE
06/12/2018 11:15 EST | Actualisé 06/12/2018 15:20 EST

Discours en anglais de Valérie Plante: l'ex-maire Denis Coderre ajoute sa voix aux critiques

Dans un message sur Facebook, l'ancien maire souligne l'importance de refléter le «cachet» francophone de Montréal.

L'ex-maire Denis Coderre se mêle de politique municipale pour une rare fois depuis sa défaite aux mains de Valérie Plante. Il ajoute sa voix aux critiques qui fusent depuis que la mairesse a prononcé mardi un discours entièrement en anglais, soulignant l'importance de se battre pour le fait français.

M. Coderre, qui se fait plutôt discret sur la scène municipale depuis sa défaite, a sauté sur la bourde de son ancienne rivale en publiant un message sur Facebook. Il affirme que Montréal est une métropole francophone, avec «une communauté anglophone vibrante».

«Chaque fois que je reçois des investisseurs, des gens provenant des quatre coins du monde, ou que je fais une conférence ici comme à l'extérieur, je me fais un devoir de m'assurer que ce cachet, cette plus-value, l'essence même de notre magnifique métropole se reflète dans mes propos», écrit-il.

M. Coderre dit s'exprimer à la fois comme ancien maire et ancien député, invoquant la défense de son identité et de ses valeurs.

«Je suis conscient qu'avec mes anciennes responsabilités, tant sur le plan canadien que montréalais, ce n'est pas seulement la personne qui s'exprime, mais la fonction que j'ai représentée. C'est une question de sensibilité et de respect, tant pour l'institution que pour ma propre identité et mes valeurs», dit-il.

Valérie Plante a essuyé de nombreuses critiques depuis mardi, lors de l'annonce d'investissements étrangers en intelligence artificielle. Plusieurs chroniqueurs et éditorialistes ont souligné l'erreur d'avoir parlé uniquement en anglais, que ce soit Chantal Hébert à Radio-Canada, Pierre Curzi au 98,5FM ou Mathieu Bock-Côté au Journal de Montréal. L'affaire a eu des échos à l'Assemblée nationale et même un quotidien suisse a repris la nouvelle.

La mairesse a rapidement reconnu son erreur, d'abord sur Twitter, puis pendant la réunion hebdomadaire du comité exécutif.