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04/12/2018 10:43 EST | Actualisé 04/12/2018 10:43 EST

Photos à caractère sexuel: le séminaire des Pères Maristes dans une «impasse»

En vertu d'un jugement de la Cour supérieure, ils ne peuvent expulser les élèves.

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QUÉBEC — Le séminaire des Pères Maristes dit être dans une «impasse», étant donné qu'il se doit de garder dans son établissement des élèves qui ont plaidé coupable à des accusations de nature sexuelle il y a une semaine.

Dans un communiqué transmis mardi, la direction du Séminaire des Pères Maristes et le conseil d'administration ont rappelé qu'en vertu d'un jugement de la Cour supérieure, ils ne peuvent expulser les élèves.

La semaine dernière, plusieurs médias rapportaient que deux élèves de l'école privée de Québec avaient plaidé coupable de leurre informatique, pour avoir partagé des photos intimes d'adolescentes. Selon «Le Soleil», un autre élève avait déjà reconnu sa culpabilité, mais il ne fréquente plus l'école.

Le directeur général, François Sylvain, a exclu la possibilité d'aller en appel de la décision du tribunal, et a affirmé que l'école allait se conformer à cette ordonnance.

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À la mi-août, l'école avait décidé d'expulser les élèves visés par l'enquête policière concernant l'échange de photos explicites de trois jeunes filles. La décision touchait trois garçons, car trois des familles impliquées avaient volontairement accepté d'assurer la scolarisation de leur enfant dans une autre école.

Le 23 août dernier, le juge Daniel Dumais a toutefois ordonné au Séminaire des Pères Maristes de réintégrer les trois élèves dans l'établissement secondaire à temps pour la rentrée.

Le juge Dumais plaidait qu'en les excluant, l'établissement causerait un préjudice puisque sa proposition de changer les élèves d'école «implique de déraciner l'élève d'un environnement éducatif devenu familier, de mettre de côté une certaine routine, des amitiés, un sentiment d'appartenance plus ou moins présent, des relations avec les professeurs et animateurs, etc.»

Cette réintégration a toutefois plusieurs conditions pour les trois élèves. Ils doivent notamment respecter les règles de vie de l'école, éviter tout contact avec les victimes présumées, et faire preuve de discrétion. Ils se voient également interdire l'utilisation d'un téléphone cellulaire ou d'une tablette sans l'autorisation du personnel de l'école — sauf en cas d'urgence.

«Une fois de plus, nous souhaitons réitérer que ce genre de comportements n'a pas sa place dans notre établissement. Bien que nous déplorions la tournure des événements, l'école entend se conformer aux décisions des tribunaux», a indiqué le directeur général, François Sylvain.

M. Sylvain a aussi interpellé le ministère de l'Éducation du Québec. «Nous souhaitons qu'il puisse nous éclairer en pareilles circonstances et encore plus au moment où les tribunaux viennent dicter la conduite d'un établissement d'enseignement privé», a-t-il soutenu.