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03/12/2018 17:50 EST | Actualisé 03/12/2018 17:50 EST

«Révolution»: Team White au-delà du génie créatif

Une collaboration entre Team White et Yoherlandy serait dans les plans.

Team White
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Après avoir incarné des araignées et dansé le rigodon, le duo Team White, formé de Katerine et Alexandre Leblanc, a raflé les honneurs et le chèque de 100 000$ lors de la finale de Révolution diffusée dimanche dernier sur les ondes de TVA.

Deux semaines se sont écoulées depuis la grande finale, forçant les Leblanc à garder la victoire secrète, même auprès des danseurs de leur nouvelle école Shake située à Blainville et de leur troupe Seem So Far, qui a été éliminée lors de la ronde des face-à-face. Katerine mentionne tout de même que leurs proches étaient en studio lors du tournage pour célébrer leur succès.

Lors de la diffusion hier soir, les deux danseurs ont regardé les maîtres décider de leur sort en direct de leur salon. Les Twins, Jean-Marc Généreux et Lydia Bouchard ont décidé que le duo valait son pesant d'or contre l'équipe féminine C4, Yoherlandy et Charles-Alexis. Un premier numéro durant lequel ils se sont transformés en araignée et ont tissé leur toile, leur méritant 95 points, les a opposés à Yoherlandy pour la dernière ronde, qui avait alors obtenu un excellent pointage de 99 points.

Les deux derniers concurrents devaient ensuite convaincre les juges de leur talent en remontant sur scène pour une chorégraphie de seulement 45 secondes. Après un bref trente minutes de repos, le duo est remonté sur scène pour une gigue endiablée sur un morceau de la Bottine Souriante. Si le choix semble étonnant, le frère et la soeur affirment que la performance les «représentait totalement». «Ça fait partie de notre culture, c'est du folklore québécois, et je pense que de réinventer ça dans une version 2018-2019 c'est quelque chose d'audacieux et de créatif», explique Alexandre.

Souvent qualifié de grands gamins par les maîtres, Team White a surpris lors de sa première performance de la soirée en se présentant vêtu de pied en cap en araignée, se perdant dans les toiles de l'arachnide et réalisant des effets de miroir sur un bloc. Le concept est né à la suite d'un commentaire des maîtres loin des caméras. «Il nous a dit: "pour gagner vous devez bouffer votre adversaire", pis de là, nous autres on a vraiment pris ça au pied de la lettre, on s'est mis dans un mood vraiment bestial et agressif et c'est de là qu'est sortie l'idée de l'araignée, en exploitant le thème de l'araignée, on a vu la toile de l'araignée», précise Alexandre.

Poussés avant tout par la passion, Katerine et Alexandre prévoient investir la bourse sur leur école de danse. «On est des enseignants avant tout, c'est notre travail et on veut vraiment mettre cette bourse-là dans l'enseignement de la danse, on veut vraiment créer une communauté de la danse, inspirer le plus de gens possible à danser», expose Alexandre.

«On veut amener des projets à l'international, ça nous donne beaucoup de jeu pour faire des projets plus artistiques, un peu plus poussés», ajoute Katerine. Comme le duo désire assurer une relève, leur troupe de danse Seem So Far est aussi dans les cartes.

Un parcours sans fautes

Le parfait mariage des bases en danse classique et contemporaine de Katerine et le popping d'Alexandre a fait place au style distinctif de Team White. Le duo de danseurs avait l'objectif de surprendre les maîtres à chaque prestation, se doutant que le gagnant allait être quelqu'un «qui allait se renouveler, se réinviter et amener au Québec quelque chose qui n'avait jamais été vu encore».

«En étant un artiste, on peut se mettre des barrières, c'est très important pour moi et Katerine de ne pas s'en mettre, et de ne pas avoir peur de laisser nos folies vivre et s'épanouir», explique Alexandre. «Même si l'inspiration est peut-être bizarre ou sort de l'ordinaire», ajoute sa soeur en riant. Les deux s'entendent pour dire que la musique est la base de leur inspiration. «Ça passe par la musique, c'est super important qu'on soit inspiré musicalement avant d'élaborer un concept.»

Si le duo est entré dans l'aventure sans plan établi pour les mener vers la victoire, ils ont toutefois modifié leur parcours en accordant beaucoup d'importance aux commentaires des maîtres. «On a toutes écouté les shows, tout ce que les maîtres disaient», explique Katerine. «C'est des indices clés de ce que les maîtres recherchent», renchérit Alexandre.

Par exemple, lorsque leur troupe a été éliminée à la suite du face-à-face pour un moment révolution qui manquait de mouvement, le commentaire a fait son bout de chemin. Il suffit de repenser à leur dernier moment révolution pour comprendre que les danseurs ont su ajuster le tir.

Bien plus qu'une victoire

Leur école de danse Shake ouverte depuis le mois de mai ressent déjà les effets de Révolution. Katerine spécifie qu'au-delà de l'achalandage accru, son sentiment de fierté émane surtout de l'impact sur les élèves du studio. «Quand ils rentrent dans leur cours, ils sont tellement enjoués, ils ont vraiment hâte de venir danser, leurs professeurs c'est aussi Seem So Far, ils ont été à la télévision et là ils nous voient nous. Ils ont un but en venant à l'école de danse.»

Le sentiment de camaraderie établie entre les participants aura été capable de supplanter l'esprit de compétition. Yoherlandy pourrait venir tournoyer autour de la planète Team White. Les deux gagnants envisagent une collaboration avec leur adversaire de la finale. «Yoherlandy, c'est sûre qu'on veut faire un projet avec lui, on le trouve extraordinaire»

Leur expérience de Révolution ne s'arrête pas là. Les deux sympathiques danseurs seront présents lors des auditions de la saison deux de la compétition de danse qui se tiendront les 1-2 et 3 février prochain à Montréal et du 15-16 et 17 février à Québec.