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27/11/2018 12:09 EST | Actualisé 27/11/2018 12:11 EST

«La course des tuques»: la magie se poursuit

«À travers cette course, les personnages sont confrontés à de vrais choix de vie pour savoir jusqu'où on peut aller pour réussir...»

Paméla Lajeunesse

Trois ans après le succès phénoménal rencontré par La guerre des tuques 3D, François-les-lunettes et sa gang sont de retour dans La course des tuques. Un film d'animation pour toute la famille qui rend hommage aux vertus de l'amitié comme aux joies de l'hiver, et qui tombe à point pour le temps des Fêtes.

Cette fois, il n'est plus question de bâtir un fort imprenable, mais d'organiser une course de luge forcément spectaculaire. Bien décidé à décrocher la victoire, l'ingénieux François-les-lunettes compte sur sa pilote attitrée, Sophie, pour ramener un nouveau trophée sur son étagère grâce au super bolide qu'il a conçu et imaginé. Mais un nouveau venu, l'arrogant Zac, aidé de sa charmante cousine Charlie, va tout faire pour lui contester la victoire, quitte à employer des méthodes déloyales en sabotant la luge de son rival.

Des bolides et des belles valeurs

«Il n'est pas aussi méchant qu'il en a l'air», défend l'humoriste et comédien Mehdi Bousaidan qui prête sa voix à Zac et qui s'est confié au HuffPost Québec juste avant la grande première montréalaise de La course des tuques. «Il est nouveau et c'est difficile pour lui de se faire des amis. Il y a quelque chose dans ce personnage qui me rappelle ce que j'ai vécu quand je suis arrivé au Québec plus jeune. Moi aussi, j'étais très compétitif, j'essayais d'être le meilleur en sport pour impressionner les autres. Zac veut aussi prouver qu'il est bon pour essayer de se faire des amis, mais comme il est maladroit, il a l'air plus arrogant et méchant qu'autre chose.»

De son côté, la comédienne Hélène Bourgeois-Leclerc a confié son «gros bonheur» de jouer de nouveau son «petit François-les-lunettes» dans cette suite tant attendue de La guerre des tuques 3D. «Comme dans le premier film, on retrouve son côté extrêmement créatif et ambitieux. La différence, c'est qu'il veut à tout prix gagner. Son ambition devient démesurée. Et il va apprendre qu'une ambition démesurée, ça peut nous faire gagner, mais aussi perdre bien des choses, notamment l'amitié.»

Également de retour, Mariloup Wolfe, qui prête sa voix au personnage de Sophie, a salué «les belles valeurs» véhiculées dans La course des tuques. «C'est avant tout un film sur l'entraide, l'amitié et l'intégration des nouveaux», a déclaré l'actrice au HuffPost Québec. «La course est comme une toile de fond, un prétexte pour évoquer toutes ces valeurs. À travers cette course, les personnages sont confrontés à de vrais choix de vie pour savoir jusqu'où on peut aller pour réussir.»

Galerie photo Le tapis rouge de «La course des tuques» Voyez les images

Des filles au cœur de l'action

Après l'énorme carton de La guerre des tuques 3D, plus gros succès de l'année 2015 au box-office québécois avec 3,4 millions $ de recettes, Benoit Godbout a forcément ressenti «un peu de pression» au moment de prendre le relais de Jean-François Pouliot pour réaliser La course des tuques. «Ce n'était pas évident de faire une suite, mais les scénaristes ont trouvé le bon filon avec le personnage de François-les-lunettes qui est d'une richesse incroyable», a ajouté Benoit Godbout.

Pour son premier long-métrage comme réalisateur, ce dernier nous a confié avoir eu «le souci d'avoir une représentation féminine plus forte» dans La course des tuques. «Dans le film original de La guerre des tuques, il n'y avait pas trop de filles. Et on voulait donner plus de temps à l'écran aux personnages féminins. Les filles sont au cœur de l'action. Ce sont elles qui pilotent les bolides, et je trouvais ça important de rajouter un personnage comme Charlie.»

Dans le film, la cousine de Zac est interprétée par Ludivine Reding qui, avant d'exploser devant la caméra dans la série Fugueuse, a fait beaucoup de doublage en prêtant notamment sa voix à Chloë Grace Moretz ou Elle Fanning. «Sur La course des tuques, ce n'est pas vraiment du doublage parce qu'on crée vraiment un personnage. Tu vas chercher un peu dans ton enfance et tu mets un peu de toi dedans», explique la jeune comédienne, dont le père a dirigé le doublage de La guerre des tuques 3D.

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Un parfum de nostalgie

Comme pour le précédent film, l'esprit originel du fameux conte pour tous d'André Mélançon sorti en 1984 flotte encore sur La course des tuques, qui fleure bon la nostalgie du temps où les enfants pouvaient passer des journées entières dans la neige à s'amuser avec quelques bouts de bois et leur imagination. «Tout le monde est un peu nostalgique de cette époque-là, confie Ludivine Reding. Quand j'étais au primaire, on voyait La guerre des tuques à chaque année. On regroupait toute l'école dans le gymnase et ça donnait tellement le goût d'aller jouer dehors dans la neige.»

«La course des tuques et La guerre des tuques 3D me rappellent les souvenirs de mon enfance, les hivers québécois où on allait énormément glisser et jouer dans la neige, ajoute Mariloup Wolfe. À l'époque, les parents nous envoyaient dehors et on devait se débrouiller avec les amis pour s'amuser toute la journée. Maintenant, on dirait que mes enfants ne savent pas trop quoi faire, ils veulent rentrer rapidement.»

Hélène Bourgeois-Leclerc, qui se déclare de «la génération Guerre des tuques», a également grandi avec le film original. «À l'époque, c'était extrêmement représentatif de notre réalité. Maintenant, ça l'est un peu moins, explique la comédienne. Mais tant mieux, si avec des films comme La course des tuques, on peut inciter les enfants à retourner vers quelque chose d'aussi sain comme plaisir.»

Reste que la magie de l'hiver n'opère pas forcément de la même façon sur tout le monde. À l'instar de Mehdi Bousaidan, qui a mis beaucoup de temps à apprécier les joies de l'hiver québécois. «Je me suis pas mal battu contre l'hiver. Mes 15 premières années au Québec, je m'habillais pas assez chaudement, je trouvais ça moche de mettre des bottes Sorel et je ne faisais aucun sport d'hiver. Je ne faisais que déneiger et chialer contre les retards d'autobus. Puis, la 16e année, j'ai décidé de bien m'équiper. C'est là que j'ai découvert que l'hiver pouvait être agréable, que c'était pas juste une période déprimante de l'année.»

Produit par Marie-Claude Beauchamp (CarpeDiem Film&TV) et réalisé par Benoit Godbout, La course des tuques prendra l'affiche le 7 décembre partout au Québec. Avec les voix de Ludivine Reding (Charlie), Mehdi Bousaidan (Zac) Hélène Bourgeois-Leclerc (François-les-lunettes), Gildor Roy (Chabot), Sophie Cadieux (Lucie), Mariloup Wolfe (Sophie), Catherine Trudeau (Jacques), Nicholas Savard L'Herbier (Luc), Anne Casabonne (Maranda) et Sébastien Reding (Pierre).

La course des tuques prend l'affiche partout au Québec le 7 décembre.