POLITIQUE
27/11/2018 14:19 EST | Actualisé 28/11/2018 07:20 EST

François Paradis est le nouveau président de l'Assemblée nationale

Il succède à Jacques Chagnon.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne

Le député caquiste de Lévis, François Paradis, est devenu officiellement mardi le nouveau président de l'Assemblée nationale, succédant à Jacques Chagnon, qui occupait la fonction depuis 2011.

Ému en prenant la parole pour la première fois dans ses nouvelles fonctions, M. Paradis a promis que l'institution ferait preuve de plus de transparence sous son règne.

Élu en 2014 puis réélu en 2018, M. Paradis, âgé de 61 ans, est un ancien animateur de télévision.

Lors d'une mêlée de presse, le premier ministre François Legault a justifié le choix de M. Paradis à cette prestigieuse fonction en disant que le député de Lévis était "respecté par ses collègues de tous les partis", une condition pour accéder au trône de la présidence.

Sous son règne, on devrait assister à une modernisation des pratiques, un engagement pris par la Coalition avenir Québec (CAQ) quand elle était dans l'opposition.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
Comme le veut la tradition, François Paradis a été «amené de force» vers sa chaise de président de l'Assemblée nationale.

Dans le passé, l'Assemblée nationale ne s'est pas signalée par sa transparence et sa reddition de comptes, qu'il s'agisse notamment des comptes de dépenses des députés ou de la pertinence des nombreuses missions effectuées par les parlementaires à l'étranger.

Le premier ministre Legault a aussi indiqué que le nouveau président devrait voir à "améliorer les règles" parlementaires, pour les rendre "plus conformes aux réalités d'aujourd'hui".

Les travaux de la 42e législature ont débuté mardi, pour une très courte, mais intense session de deux semaines, avec l'élection mardi du président de l'Assemblée nationale et de ses trois adjoints.

Pour mener à bien sa tâche, M. Paradis sera secondé par le député de Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, et la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, aux postes de vice-présidents.

La troisième vice-présidente, qui doit être issue des rangs de l'opposition officielle, sera la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault, qui occupait déjà la fonction de deuxième vice-présidente sous les libéraux.

L'éternelle question du nécessaire "respect" à manifester entre élus, malgré l'intensité des débats en Chambre et leur caractère parfois acrimonieux, s'est imposée une fois de plus dans les discours comme un idéal à atteindre.

Le premier ministre François Legault prononcera son discours inaugural mercredi à 15 heures et devra affronter pour la toute première fois les questions des partis d'opposition à compter de jeudi.

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Le discours inaugural constitue la feuille de route du gouvernement pour les quatre prochaines années, énumérant les priorités et les orientations privilégiées.

Trois projets de loi devraient être déposés avant Noël: le gouvernement va hausser l'âge limite pour consommer du cannabis, qui passera de 18 à 21 ans, il va uniformiser le taux de la taxe scolaire à travers le Québec et faire en sorte que désormais les dirigeants de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), de la Sûreté du Québec et du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) seront nommés aux deux tiers des membres de l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, déposera par ailleurs son plan de réduction du seuil d'immigration, qui chutera de 20 pour cent en 2019, passant de 50 000 à 40 000 nouveaux arrivants.

De son côté, le ministre des Finances, Éric Girard, présentera sa mise à jour économique lundi prochain.

La session parlementaire prendra fin le vendredi 7 décembre. Les travaux reprendront en février.

L'Assemblée nationale présente un tout nouveau visage: au total, 67 des 125 députés ont été élus lors du dernier scrutin.

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