POLITIQUE
24/11/2018 08:18 EST | Actualisé 24/11/2018 09:00 EST

Franco-Ontariens: l'appui du Québec est grandement apprécié

Un représentant de la communauté va même à dire que la défense de François Legault est du jamais vu.

PC/Chris Young
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford.

OTTAWA — La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada se réjouit des nombreux appuis provenant du Québec envers les francophones de l'Ontario qui s'opposent aux récentes décisions du gouvernement de Doug Ford.

Le premier ministre Ford a tenté de limiter la grogne vendredi, en assurant que le Commissaire aux services en français va finalement conserver son poste. Toutefois, il sera sous la direction de l'ombudsman. Puis, le gouvernement a annoncé qu'il transformerait l'Office des affaires francophones en véritable ministère des Affaires francophones. Celui-ci sera confié à Caroline Mulroney. Par ailleurs, la décision d'abandonner le projet d'Université de l'Ontario français demeure.

En conférence de presse vendredi soir, Carol Jolin, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, a qualifié le changement de ton du gouvernement d'«ouverture au dialogue», d'«un pas dans la bonne direction». Mais, il a ajouté que les mesures étaient insuffisantes.

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La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada se range sans réserve du coté de l'AFO, et elle louange la solidarité manifestée par les francophones de tout le pays.

Faisant allusion à François Legault, le président de la Fédération, Jean Johnson, dit qu'il n'a jamais vu un premier ministre du Québec défendre aussi fortement en public les communautés francophones du pays.

M. Johnson apprécie la mobilisation des Québécois, notamment le soutien de l'Union des municipalités du Québec, et du maire de Québec, Régis Labeaume.

Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes ontariennes samedi prochain.

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario n'a pas écarté la possibilité de contester en justice les mesures annoncées par le gouvernement ontarien, mais la priorité demeure le dialogue pour régler la situation.