POLITIQUE
23/11/2018 10:24 EST | Actualisé 23/11/2018 10:44 EST

La circonscription de Brampton-Est est désormais vacante

Le libéral Raj Grewal a annoncé jeudi qu'il démissionnait immédiatement de son poste de député de Brampton-Est, ce qui pourrait intéresser Jagmeet Singh.

Cole Burston/La Presse canadienne
Jagmeet Singh était à Toronto jeudi pour donner une conférence de presse.

OTTAWA — Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a appris jeudi qu'il pourrait avoir l'occasion de faire son entrée à la Chambre des communes au début du mois de février, avec le déclenchement d'une élection partielle dans une circonscription de la Colombie-Britannique. Mais au même moment, il apprenait aussi qu'une circonscription située dans sa ville de résidence de Brampton, en Ontario, devenait vacante.

Le libéral Raj Grewal a annoncé jeudi qu'il démissionnait immédiatement de son poste de député de Brampton-Est, pour «des raisons personnelles et médicales».

«Hier (mercredi), j'ai appris que Raj Grewal est confronté à des défis personnels importants. Aujourd'hui, il a annoncé sa démission à titre de député de Brampton-Est. Bien que difficile à prendre, cette décision est la bonne. J'espère qu'il recevra le soutien dont il a besoin», a écrit le premier ministre Justin Trudeau sur Twitter.

La nouvelle est tombée au moment où des sources proches du pouvoir confirmaient que le premier ministre déclencherait trois élections partielles au début de l'année, notamment à Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique, où M. Singh a déjà été choisi pour être le candidat néo-démocrate.

Brampton-Est pourrait très bien maintenant être ajouté à cette liste.

Justin Trudeau pourrait également prévoir une élection partielle supplémentaire en Colombie-Britannique pour la même date. Une sixième circonscription, qui doit être libérée le 22 janvier par le député libéral de Montréal, Nicola Di Iorio, devrait rester sans représentation jusqu'à l'élection générale prévue pour octobre prochain.

Lorsque M. Singh a été élu chef du NPD, l'automne dernier, il avait manifesté sa préférence pour la circonscription de Brampton-Est, qu'il a représentée à l'échelle provinciale pendant six ans et qui l'est maintenant par son frère Gurratan. Mais sous la pression de ceux qui voulaient le voir entrer à la Chambre des communes le plus rapidement possible — avant les élections générales d'octobre —, il a décidé de se porter candidat dans une partielle à Burnaby-Sud, où le député néo-démocrate Kennedy Stewart avait annoncé son intention de démissionner et de se porter candidat à la mairie de Vancouver.

Le chef néo-démocrate aurait vraisemblablement plus de facilité à se faire élire à Brampton qu'en Colombie-Britannique, où M. Stewart n'a recueilli que 547 voix de plus que le candidat libéral en 2015. En fait, des libéraux craignent en privé que Jagmeet Singh ne perde l'élection partielle dans Burnaby, ce qui pourrait pousser le NPD à le remplacer par un chef potentiellement plus attrayant avant les élections générales de l'automne prochain.

À LIRE AUSSI:

Après des semaines de débat dans le cercle restreint de M. Trudeau, des sources internes ont soutenu que le premier ministre avait décidé que les libéraux présenteraient un candidat contre M. Singh, plutôt que de rester à l'écart pour lui donner une meilleure chance. Elles affirment que la décision est basée sur le souhait de la base libérale de la Colombie-Britannique, qui a été presque unanime à vouloir mener la bataille dans Burnaby.

Un porte-parole du chef du NPD n'a pas immédiatement répondu à la question de savoir si M. Singh pourrait envisager d'abandonner Burnaby et de devenir plutôt candidat à Brampton.

Un tel changement ne serait pas sans conséquence pour Jagmeet Singh, qui a tout fait pour assurer les électeurs de Burnaby qu'il n'est pas un touriste politique. Il a dit que son épouse et lui avaient l'intention de vivre dans la circonscription et qu'il se présenterait également aux élections générales.

Deux autres élections complémentaires auront lieu en février dans Outremont, à Montréal, pour remplacer l'ancien chef néo-démocrate Thomas Mulcair, et dans York-Simcoe, en Ontario.

À voir également: