POLITIQUE
21/11/2018 18:21 EST | Actualisé 21/11/2018 18:21 EST

Catherine Dorion a une voiture parce qu’elle est comme tout le monde

Question de clore le débat.

Flickr/Québec solidaire
Mme Dorion, qui se prononce contre les élargissements des autoroutes et contre le troisième lien à Québec, dit qu’elle n’a parfois pas le choix d’utiliser sa voiture.

QUÉBEC – La nouvelle députée de Québec solidaire, Catherine Dorion, dit que tout le brouhaha autour du fait qu'elle possède une voiture est une «expérience» qu'elle trouve «intéressante».

L'élue de Taschereau, au centre-ville de Québec, en a profité pour expliquer en long et en large l'usage de son bolide qui a tant fait les manchettes cette semaine : «Je la partage avec plusieurs membres de ma famille, je l'utilise pour sortir de la ville, je prends les transports en commun, je vais souvent reconduire les enfants à pied...»

Mme Dorion, qui se prononce contre les élargissements des autoroutes et contre le troisième lien à Québec, dit qu'elle n'a parfois pas le choix d'utiliser sa voiture, comme tout le monde.

«Beaucoup de gens pensent vraiment que quand on est un environnementaliste, on exige des individus qu'ils mettent tout leur poids pour changer le problème de l'environnement dans le monde, alors que ce n'est pas le cas», a-t-elle exprimé dans une mêlée de presse.

J'ai les mêmes contradictions que tous les Québécois et comme tout le monde qui milite pour les causes environnementales.

«On en fait, des efforts, dit-elle. Mais à un moment donné, il y a des limites à ce qu'on peut faire. Ce sont les pouvoirs politiques qui sont les vrais moteurs de changement.»

Mme Dorion se défend d'avoir acheté sa voiture – une Subaru XV Crosstrek 2015 – aussitôt qu'elle a obtenu un salaire de députée.

«Mon char a brisé au début de la campagne, dit-elle. J'ai passé toute la campagne à pied, en autobus et en vélo. Là, c'est une auto que je partage avec ma famille. On est quatre là-dessus. On l'utilise pour sortir de la ville.»

«Moi, j'aime aller dans le bois. Ça fait partie de mes besoins pour ma santé mentale, comme beaucoup de Québécois.»

À son avis, il est difficile de respecter tous les principes environnementaux en tout temps avec le rythme de vie effréné d'aujourd'hui.

«J'ai les mêmes contradictions que tous les Québécois et comme tout le monde qui milite pour les causes environnementales, poursuit Mme Dorion. On est dans un système qui rend difficile de vivre proprement, tout le temps.»

À l'avenir, la députée de Taschereau aimerait bien posséder une voiture électrique. Mais c'est impossible pour le moment, alors qu'elle vit au troisième étage d'un immeuble et... qu'il n'y a pas de bornes électriques dans la rue.

Voilà! Tout est dit.