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20/11/2018 18:55 EST | Actualisé 20/11/2018 18:59 EST

Des détenus trop longtemps en prison par manque de maisons de transition

Cela nuirait à la réhabilitation des contrevenants et à leurs chances de réussite une fois libérés, selon le vérificateur général du Canada.

PC/Darryl Dyck

OTTAWA — Des centaines de détenus des pénitenciers fédéraux voient leur libération conditionnelle retardée uniquement parce qu'il n'y a pas assez de maisons de transition pour encadrer leur retour dans la société, selon le vérificateur général du Canada.

Dans un nouveau rapport publié mardi, Michael Ferguson souligne que de rester en prison plus longtemps que prévu, parfois pendant des mois, nuit à la réhabilitation des contrevenants et à leurs chances de réussite une fois libérés.

Le nombre de prisonniers en attente de libération conditionnelle depuis plus de deux mois a été multiplié par dix au cours des trois dernières années, passant de 25 à près de 260, selon le rapport.

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Dans ce contexte, des détenus en liberté conditionnelle sont de plus en plus souvent envoyés dans des communautés où ils n'ont ni famille ni soutien, et où ils n'ont aucune intention de rester.

Le rapport révèle par ailleurs que les agents de libération conditionnelle n'ont souvent pas accès à des informations importantes sur les ex-détenus en liberté surveillée qu'ils sont censés aider, notamment des détails sur leurs problèmes de santé susceptibles de nuire à leur capacité de vivre et de travailler à l'extérieur de la prison.

Une vérification ponctuelle de 50 dossiers a démontré que dans presque la moitié des cas, les agents de libération conditionnelle ne voyaient pas les ex-détenus dont ils avaient la charge dans les délais impartis ou ne vérifiaient pas qu'ils suivaient bien le respect des conditions de leur libération.

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