POLITIQUE
20/11/2018 19:32 EST | Actualisé 20/11/2018 19:32 EST

Les solidaires devraient-ils se déplacer en calèche ou en traîneau à chiens?

On jase, là.

La nouvelle députée de Taschereau subit les foudres des internautes depuis qu’elle s’est achetée… une voiture.
Flickr/Québec solidaire
La nouvelle députée de Taschereau subit les foudres des internautes depuis qu’elle s’est achetée… une voiture.

QUÉBEC – Le député de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, s'est porté à la défense de sa collègue de Taschereau Catherine Dorion, qui subit les foudres des internautes depuis qu'elle s'est achetée... une voiture.

La nouvelle députée a fait les manchettes à plusieurs reprises dans les derniers jours, en raison de son opposition au troisième lien à Québec, qu'elle a comparé à une ligne de cocaïne lors de soirées arrosées. Mais voilà que la mère de deux enfants se déplace avec un véhicule motorisé.

Scandale!

Et pas n'importe lequel : une Subaru XV Crosstrek 2015, reconnue pour produire très peu d'émissions polluantes.

Nos amis du Guide de l'auto ont analysé la chose et on est bien loin du véhicule utilitaire sport (VUS) que plusieurs ont décrié sur les médias sociaux.

Tout cela pour dire que M. Fontecilla a résumé, en quelques tweets, pourquoi Mme Dorion et ses autres collègues solidaires ont parfois besoin d'utiliser un moyen de transport «qui ne correspond pas totalement à nos principes» environnementaux.

Gabriel Nadeau-Dubois, vite sur ses patins – ou devrais-je dire ses pneus d'hiver? – a sauté sur l'occasion pour lui aussi faire une blagounette.

Mais les ennuis de Mme Dorion ne s'arrêtent pas là. Certains s'interrogent même sur la provenance de ses vêtements et s'étonnent que la députée ne magasine pas dans les friperies.

Un conseil pour les fashionistas en devenir: allez consulter, à la place, le compte Instagram @maisondemelaniejoly. Des morceaux PAS MAL plus intéressants.

Dorion répond à ses «haters»

Maintenant qu'on sait que Mme Dorion a une voiture et s'habille chez Simons, la députée-poète a pris la plume sur Facebook pour s'en prendre aux «commentateurs hostiles ou condescendants» qui attaquent son «style» et celui de «toute une trâlée de gens».

«Résultat, plus ils me rentrent dedans sur les ondes et dans le virtuel, plus les alliés déferlent dans le vrai monde - et le centre-ville de Québec en est rempli à ras bord, on dirait ben. Merci d'être là, ma ville que j'aime», écrit-elle.

«Nous allons changer le visage de ce pays avec de l'amour, du risque et de la lutte. Nous ne sommes pas parfaits et ils obsèderont sur les choses les plus niaiseuses. Tant pis. Notre action sera la meilleure des justifications.»

Maintenant qu'on a épuisé le sujet, passons aux vraies affaires : les solidaires devraient-ils se déplacer en calèche ou en traîneau à chiens?

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