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15/11/2018 07:52 EST | Actualisé 15/11/2018 07:52 EST

Sico va abolir 125 postes au Québec

L'entreprise fermera son usine à Beauport et son centre de distribution à Montréal.

Le fabricant de peinture Sico fermera son usine du secteur de Beauport, à Québec, et son centre de distribution de la région de Montréal afin de déplacer sa production de revêtements architecturaux en Ontario, déplore la CSN, qui a pris connaissance de cette décision mercredi.

La société mère PPG explique que ces fermetures, prévues en septembre 2019, s'inscrivent «dans le cadre de ses efforts pour optimiser sa production manufacturière et sa capacité de distribution selon la demande des produits».

L'entreprise américaine estime que près de 125 travailleurs seront touchés, mais s'engage à maintenir une «présence forte au Québec comme au Canada». En plus de ses diverses succursales québécoises, Sico détient des bureaux administratifs à Longueuil.

«Ces décisions, bien que difficiles, sont nécessaires pour demeurer compétitifs sur le marché», peut-on lire dans une déclaration de PPG obtenue par La Presse canadienne.

On a eu Bombardier, on a eu Rona, là c'est Sico.Jacques Létourneau, président de la CSN

La nouvelle a pris de court plusieurs travailleurs, affirme le président de la CSN: «C'est sûr que c'est la consternation, on ne s'attendait pas à ça».

Jacques Létourneau espère que le gouvernement caquiste «lèvera un peu le ton».

«On sort d'une campagne électorale où M. Legault a parlé d'emplois de qualité pour le Québec, de maintenir des sièges sociaux», souligne-t-il.

«On a eu Bombardier, on a eu Rona, là c'est Sico», poursuit M. Létourneau. «Ce sont des décisions qui sont prises à l'extérieur, aux États-Unis, qui ont un impact direct sur les travailleurs et travailleuses au Québec.»

Le premier ministre François Legault a lui-même siégé au conseil d'administration de Sico. L'entreprise, qui a vu le jour à Québec en 1937, était passée aux mains d'AzkoNobel en 2006, puis de PPG en 2013.