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15/11/2018 14:18 EST | Actualisé 15/11/2018 14:21 EST

Pierre Fitzgibbon rencontrera le PDG de Bombardier vendredi

M. Bellemare était absent de la réunion convoquée par M. Fitzgibbon, lundi.

PA Wire/PA Images

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, rencontrera vendredi le grand patron de Bombardier, Alain Bellemare, pour discuter de la situation chez le fabricant d'avions et de matériel de transport sur rail.

M. Bellemare était absent de la réunion convoquée par M. Fitzgibbon, lundi, avec les grands acteurs du secteur aéronautique à la suite de l'annonce de Bombardier d'éliminer 5000 emplois, dont 2500 au Québec.

Il a toutefois refait surface mardi pour discuter du plan de redressement de la multinationale avec des investisseurs et a clairement indiqué à ce moment qu'il restait «du ménage» à faire dans l'entreprise.

De passage à Montréal, jeudi, M. Fitzgibbon s'est montré très prudent face à ces propos, disant ne pas connaître les plans de Bombardier, mais il a dit vouloir travailler avec la multinationale afin de «prévenir les coups» et agir de manière proactive pour éviter une répétition des événements de la semaine dernière.

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Le ministre a d'ailleurs dit vouloir aller bien au-delà du dossier Bombardier: «Il faut avoir une vigie sur tout, pas seulement Bombardier; toutes les sociétés du Québec d'importance, qui sont importantes pour notre développement économique, pour qu'on puisse agir avant les événements.»

La veille, le premier ministre François Legault avait manifesté le besoin de «regarder l'état de chacune des divisions, les produits qui sont offerts par Bombardier».

M. Legault avait fait preuve d'un optimisme étonnant alors qu'il s'apprêtait à partir en mission économique en Nouvelle-Angleterre, affirmant que «la prochaine fois qu'on s'assoie ensemble, ce sera pour parler de développement, dans quels secteurs on pourrait développer, donc ajouter des emplois au Québec; c'est de ça dont je vais vouloir discuter avec la direction de Bombardier.»

Le premier ministre avait ajouté qu'à son avis, l'industrie aéronautique n'est pas mal en point: «C'est peut-être difficile dans certains sous-secteurs, mais de façon générale, ça va bien.»

«Ce que je veux m'assurer, c'est qu'on protège et qu'on développe le plus d'emplois possible chez Bombardier au Québec», avait-il alors conclu.