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15/11/2018 16:21 EST | Actualisé 15/11/2018 16:21 EST

Montréal sera le quartier général d'une surveillance planétaire par satellite

La firme NorthStar Ciel et Terre a annoncé des investissements de 52 millions $ pour le déploiement d'un filet de surveillance de 40 satellites en basse orbite .

AP Photo/R. Parthibhan

Montréal sera le quartier général d'une surveillance planétaire par satellite d'ici 2021.

La firme NorthStar Ciel et Terre a annoncé jeudi des investissements de 52 millions $ pour le déploiement d'un filet de surveillance de 40 satellites en basse orbite qui servira en priorité à la gestion en continu de l'environnement.

L'objectif est de permettre, entre autres, la détection de la pollution, la surveillance de l'état des océans et cours d'eau, l'amélioration de la productivité de l'agriculture, la prévention des feux de forêt et la détection de bris de pipelines, par exemple.

Les satellites seront également mis à contribution afin d'identifier et de suivre à la trace les quelque 300 000 débris spatiaux en orbite autour de la Terre, une activité qui aidera les autres opérateurs de satellites à prévoir et éviter des collisions.

Le réseau NorthStar sera également en mesure d'exercer une surveillance des astéroïdes qui peuvent aussi représenter une menace.

NorthStar, qui emploie une vingtaine de personnes, prévoit que ce nombre passera à 400 d'ici 2021 et que ses activités généreront environ 1200 emplois indirects.

L'entreprise est détenue majoritairement par la firme montréalaise Télésystème Espace, qui compte comme partenaire dans le projet le groupe européen Star Alliance, formé des sociétés Telespazio, d'Italie, et Thales, de France.

Les gouvernements fédéral et provincial octroient chacun 13 millions $ au projet sous forme de prêt, le reste provenant de l'ensemble des partenaires privés.

NorthStar Ciel et Terre se définit comme un fournisseur de «services commerciaux d'observation terrestre».