POLITIQUE
15/11/2018 14:48 EST | Actualisé 15/11/2018 14:49 EST

Immigration: un optimisme prudent après une rencontre entre Québec et Ottawa

Une deuxième rencontre privée s'est tenue entre le ministre québécois de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, et le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, à Québec.

Jacques Boissinot/La Presse canadienne
Photo d'archives de Simon Jolin-Barrette

QUÉBEC — Les gouvernements Legault et Trudeau continuent d'essayer de s'apprivoiser, à tout le moins sur les questions d'immigration.

Jeudi, une deuxième rencontre privée s'est tenue entre le ministre québécois de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, et le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, à Québec.

Dans le plus grand secret, les deux hommes ont abordé le sujet épineux des seuils annuels d'immigration, que le Québec cherche à réduire.

En somme, le gouvernement Legault a besoin du gouvernement fédéral pour réussir à abaisser le nombre d'immigrants admis annuellement au Québec de quelque 52 000 à 40 000 dès 2019.

M. Jolin-Barrette — qui déposera son plan annuel d'immigration d'ici au 7 décembre — souhaite ainsi récupérer d'Ottawa l'application du programme de réunification familiale.

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Québec n'a de contrôle que sur les migrants économiques à l'heure actuelle. C'est le gouvernement canadien qui gère les volets des réfugiés et de la réunification familiale.

Rappelons que le gouvernement Legault veut aussi soumettre les nouveaux arrivants à un test des valeurs et à un test de français.

À sa sortie de la rencontre, qu'il a qualifiée de «franchement amicale», M. LeBlanc a dit vouloir collaborer avec Québec.

«On n'a pas parlé de droit de veto, on parle de comment on peut collaborer avec le gouvernement du Québec, a-t-il déclaré. Ils ont élaboré un plan dans leur plateforme électorale. Ils vont déposer dans les prochaines semaines des précisions, alors nous on va travailler d'une façon très collaborative.»

Plus tard, M. Jolin-Barrette s'est aussi montré prudemment optimiste. «On a des discussions positives, a-t-il finalement affirmé devant les journalistes. Une chose qui est claire pour nous, c'est qu'on souhaite respecter notre engagement qu'on a pris en campagne électorale de fixer le seuil à 40 000 immigrants annuellement.»

Le ministre québécois a rappelé que son parti avait obtenu «un mandat très clair» de la population québécoise lors du scrutin du 1er octobre. La CAQ avait alors fait élire 74 députés dans toutes les régions du Québec.

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