POLITIQUE
14/11/2018 16:57 EST | Actualisé 14/11/2018 16:58 EST

«We are open for business», lance François Legault

Le premier ministre du Québec a fait cette déclaration avant de s'envoler pour une mission à Boston.

François Legault veut exporter plus d'électricité en Ontario et dans le nord-est des États-Unis.
La Presse canadienne
François Legault veut exporter plus d'électricité en Ontario et dans le nord-est des États-Unis.

QUÉBEC – Alors qu'il amorce un voyage à Boston mercredi soir et un autre à Toronto lundi, le premier ministre du Québec François Legault veut envoyer un message bien clair : le Québec est ouvert à faire des affaires.

«We are open for business!» a déclaré M. Legault en anglais lors d'une brève allocution à l'Assemblée des MRC de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), avant de s'envoler vers l'État du Massachusetts aux États-Unis.

Le premier ministre y tient des rencontres privées avec des représentations de fonds d'investissements américains mercredi soir. Puis, il rencontrera le gouverneur du Massachusetts, Charlie Baker, et le coprésident du Comité sur l'énergie du Massachusetts, Thomas A. Golden, jeudi en journée.

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Sa priorité, dit-il, est de s'assurer que le projet Northern Pass, une importante entente d'approvisionnement en hydroélectricité entre Hydro-Québec et le Massachusetts, aille de l'avant. Même si une entente de principe est signée, le contrat n'est pas encore ratifié.

«Moi, je veux être bien certain avec M. Baker que le message est clair que nous voulons continuer d'y travailler», a réitéré M. Legault, lors d'une mêlée de presse avant de prendre l'avion.

Mais M. Legault n'a pas l'intention de s'arrêter là.

«Je suis ouvert à construire de nouveaux barrages. Je veux donc voir si, en Ontario ou dans le nord-est des États-Unis, on peut exporter plus d'hydroélectricité. Ce serait bon financièrement (pour la province) et ce serait bon pour l'environnement.»

Rencontre lundi avec Doug Ford

Lors de sa rencontre avec le premier ministre de l'Ontario Doug Ford, M. Legault a l'intention de collaborer avec lui afin de trouver des solutions pour «réduire les prix de l'énergie» et «d'être capable aussi de respecter les cibles concernant les GES [gaz à effet de serre]».

Les deux hommes ont une vision semblable côté économie – M. Ford a aussi déclaré dès son entrée en poste «Ontario is open for business». Là où les deux hommes divergent, c'est par rapport à la bourse fédérale du carbone.

M. Legault a promis au premier ministre canadien Justin Trudeau de ramener dans le droit chemin son homologue ontarien et les autres premiers ministres qui s'opposent au plan fédéral sur le carbone.

La Presse canadienne
François Legault et Justin Trudeau lors du Sommet sur la Francophonie en Arménie.

Mercredi, le premier ministre québécois a répété que l'environnement est une «priorité importante» pour lui et que le Québec est «bien loin du but» pour les cibles de diminution de GES.

«Mais les gens nous ont aussi dit clairement qu'ils voudraient plus d'argent dans leurs poches, de bons emplois bien payés. Donc c'est une priorité, mais nous avons aussi d'autres priorités. Nous devons avoir un équilibre entre ces priorités», a-t-il nuancé. M. Legault ajoute que différents scénarios seront étudiés pour la province une fois qu'il aura une meilleure idée de la baisse des GES prévue en 2020, par exemple.

Des promesses pour les régions

De passage au congrès de la FQM, il a réitéré qu'il a toujours l'intention de garantir l'accès à l'Internet haute vitesse dans toutes les régions du Québec d'ici la fin de son mandat. C'est le député d'Orford, Gilles Bélanger, qui sera responsable de ce dossier.

Le gouvernement Legault est également prêt à céder 1% de la taxe de vente du Québec aux villes, comme l'ont promis tous les partis en campagne électorale.

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M. Legault est également convaincu que la révision du rôle d'Investissement Québec, assuré par son ministre de l'Économie Pierre Fitzgibbon, permettra de favoriser les investissements durables et rentables et ainsi de «garder notre monde» en région.

Comment? Dur à dire. M. Legault l'admet lui-même : il ne veut pas «perdre [son] énergie à jouer dans les structures», dit-il. «Je suis un gars de résultats!»

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