POLITIQUE
14/11/2018 17:52 EST | Actualisé 14/11/2018 17:52 EST

Québec solidaire se range fermement du côté d'Ottawa dans le dossier de l'immigration

Gabriel Nadeau-Dubois a dit être contre la proposition du gouvernement Legault de réduire les seuils annuels d'immigration.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

Québec solidaire (QS) se range fermement du côté d'Ottawa dans le dossier de l'immigration.

Mercredi, à la veille d'une rencontre entre le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, et le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, QS a prôné une ouverture exemplaire envers les migrants.

Le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, a dit être contre la proposition du gouvernement Legault de réduire les seuils annuels d'immigration.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) a promis d'abaisser le nombre d'immigrants admis annuellement au Québec de quelque 52 000 à 40 000 dès 2019, et de soumettre les nouveaux arrivants à un test des valeurs et à un test de français.

Le gouvernement québécois désire ainsi récupérer d'Ottawa l'application du programme de réunification familiale, par le biais duquel plus de 10 000 personnes sont admises au Québec chaque année.

M. Jolin-Barrette devrait traiter de la question des seuils d'immigration jeudi, lors de son tête-à-tête avec M. Leblanc, dont les détails ont été gardés secrets.

Il s'agira de leur deuxième rencontre en un peu plus d'une semaine. «Ce sont des discussions avec mes homologues fédéraux sur une foule de sujets, et je pense (...) que c'est fondamental dans la fédération canadienne d'avoir une relation de respect mutuel», s'est limité à dire le ministre québécois.

Plus tard dans la journée, le premier ministre François Legault a fait savoir qu'il était confiant d'en arriver à une entente avec le gouvernement fédéral en matière d'immigration. «Je suis confiant, surtout dans le contexte d'une élection à l'automne prochain. Moi, je sens que ce sera possible de s'entendre», a-t-il dit.

En mêlée de presse mercredi, M. Nadeau-Dubois a fait valoir que les pays développés ont la responsabilité d'être solidaires et d'accueillir les gens en détresse, qui fuient la guerre et, de plus en plus, les dérèglements climatiques.

«On est rarement d'accord avec Justin Trudeau, mais de garder un nombre de réfugiés qui nous permet de jouer notre rôle de solidarité envers les plus mal pris de notre planète, c'est une bonne chose», a-t-il déclaré.

«Il faut bien le faire, il faut le faire en vertu de certaines règles, il ne faut pas le faire n'importe comment, mais fermer les portes à des gens qui veulent améliorer leurs vies et qui sont en détresse, ce n'est pas une solution», a-t-il ajouté.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'était engagé à faire passer de 310 000 à 350 000 le nombre d'immigrants accueillis au pays de 2018 à 2021.