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14/11/2018 18:18 EST | Actualisé 14/11/2018 18:18 EST

Le Prix littéraire des collégiens est suspendu dans la tourmente

La coordonnatrice du Prix littéraire des collégiens a fait valoir qu'il s'agissait surtout de rétablir un «climat de bonne entente».

AP Photo/Reed Saxon

L'édition 2019 du Prix littéraire des collégiens est suspendue dans la foulée de la controverse sur une commandite du géant en ligne Amazon.

La cofondatrice du prix et présidente de la Fondation Marc Bourgie, Claude Bourgie Bovet, en a fait l'annonce, mercredi, disant que le «malaise exprimé publiquement» contraignait son organisation à suspendre le prix, «faute d'avoir tous les outils nécessaires pour réaliser nos ambitions».

Mme Bourgie Bovet a affirmé par communiqué que la décision était «la résultante directe de la réaction désolante de plusieurs acteurs du milieu du livre au Québec suivant l'annonce récente d'un appui majeur».

Mardi, dans une lettre au journal «Le Devoir», les cinq écrivains finalistes pour le prix en 2019 — Karoline Georges, Kevin Lambert, Jean-Christophe Réhel, Lula Carballo et Dominique Fortier — avaient exprimé leur «immense malaise» étant donné la «concurrence dangereuse» que le géant Amazon exerce contre les librairies du Québec.

L'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) a déploré mercredi la suspension du Prix littéraire des collégiens, affirmant que la décision des organisateurs de s'associer avec Amazon pour son édition 2019 «avait surpris tous les intervenants de la chaîne du livre, qui s'étaient interrogés sur le bien-fondé d'une telle collaboration, compte tenu de la fragilité du réseau des librairies indépendantes».

Mme Bourgie Bovet a indiqué que la décision de suspendre l'édition 2019 pourrait être révisée «si les conditions gagnantes sont de nouveau réunies pour poursuivre l'objectif principal que nous avons pour le Prix littéraire des collégiens, soit celui de faire découvrir et aimer notre littérature par les jeunes Québécoises et Québécois».

En entrevue, la coordonnatrice du Prix littéraire des collégiens, Sylvie Bovet, a fait valoir qu'il s'agissait surtout de rétablir un «climat de bonne entente» et de trouver des solutions pour soutenir la vision d'avenir de l'événement.