POLITIQUE
13/11/2018 17:48 EST | Actualisé 13/11/2018 17:48 EST

«Un pays!» : Pierre Karl Péladeau rend hommage à Bernard Landry à sa façon

Non, il n'a pas levé le poing cette fois-ci.

MONTRÉAL – Pierre Karl Péladeau n'a pas levé le poing cette fois-ci, mais il souhaite toujours que le Québec forme «un pays».

L'ancien chef du Parti québécois (PQ) et patron de Québecor a répété ces deux mots tel un mantra lors d'un hommage bien senti pendant les funérailles de l'ancien premier ministre Bernard Landry, qu'il considérait comme un ami.

Dans son bref discours, tenu à la Basilique Notre-Dame de Montréal, M. Péladeau a déclaré que l'indépendance est le résultat d'une «quête inaliénable du genre humain vers la liberté».

«Un pays, quoi de plus naturel et inscrit dans le sens de l'Histoire que de vouloir s'en donner un? Puisque tous les hommes et les femmes ressentent un jour un réel besoin de s'affranchir et s'émanciper», a-t-il dit en guise d'introduction.

La Presse Canadienne
Pierre Karl Péladeau arrive aux funérailles de Bernard Landry à la Basilique Notre-Dame de Montréal.

L'homme d'affaires a ensuite souligné à grands traits que M. Landry souhaitait que le «pays» du Québec se construise avec tous les Québécois, peu importe leurs origines.

Un pays permettrait également au Québec d'acquérir son indépendance financière et sa pleine liberté, selon M. Péladeau qui partageait les opinions de M. Landry sur le sujet.

«Cette recherche d'un pays fut toujours pour lui celle de l'ouverture, de l'ajout, du surplus, de l'excédent, du supplément, de l'amitié, de l'échange, de l'addition, de la générosité, de la mansuétude et, fondamentalement, de la bonté», a-t-il résumé.

Les deux hommes étaient très proches: M. Péladeau considérait M. Landry comme un mentor dès un jeune âge. Dans les dernières années, l'ancien premier ministre a appuyé l'arrivée de PKP en politique et l'a appuyé dans la course à la direction du PQ.

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Bernard Landry lors du lancement de la campagne de Pierre Karl Péladeau à la direction du PQ, en 2015.

Avant la cérémonie, M. Péladeau a fait valoir que M. Landry était un homme qui n'avait «jamais douté» de la nécessité de faire du Québec un pays.

«Il y a toujours deux côtés à une médaille. C'est vrai que le départ de M. Landry nous affecte tous, mais en même temps, aussi, ça nous donne encore plus l'avantage de penser à lui, de penser à toutes ses réalisations, de penser à la puissance de ses convictions.»

À l'intérieur de la Basilique, devant les nombreux péquistes réunis, M. Péladeau a affirmé : «Votre pays, monsieur le premier ministre; votre pays, monsieur Landry; notre pays, Bernard. Nous continuerons de vouloir sa réalisation».

Après des applaudissements nourris des invités d'honneur et du public, un homme dans les gradins à la Basilique a crié «Le Québec aux Québécois!» à deux reprises. Il a par la suite été escorté à l'extérieur par la sécurité.