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12/11/2018 13:57 EST | Actualisé 12/11/2018 17:53 EST

Le légendaire créateur de bandes dessinées Stan Lee s'éteint à l'âge de 95 ans

Le père de Spider-Man n'est plus.

Consequence of Sound

Stan Lee, le scénariste américain qui a créé pour l'éditeur Marvel Comics des personnages iconiques comme Spider-Man, les X-Men ou Hulk, faisant rêver des générations entières de fans de bande dessinée est décédé, lundi, à l'âge de 95 ans.

"Marvel et l'ensemble de la Walt Disney Company saluent la vie et la carrière de Stan Lee et présentent leur gratitude éternelle pour les exploits inégalables qu'il a accomplis dans leurs murs. A chaque fois que vous ouvrirez un 'comic-book', Stan sera là", a déclaré Marvel, dont il était encore président d'honneur, dans un communiqué.

"Stan Lee était aussi extraordinaire que les personnages qu'il a créés. Un vrai super-héros pour les fans Marvel à travers le monde, Stan avait le pouvoir d'inspirer, de divertir et de connecter les gens" a déclaré Bob Iger, le PDG du groupe Disney, qui a racheté Marvel pour quatre milliards de dollars en 2009, permettant aux super-héros de Stan Lee de devenir les stars du box-office mondial.

C'est dans un hôpital de Los Angeles, ville où ce New-Yorkais d'origine résidait, qu'il a trouvé la mort lundi matin, selon le média spécialisé dans les célébrités TMZ.

"Mon père aimait tous ses fans", a réagi sa fille J.C. auprès de TMZ.

Good Morning America

Dans les années 60, avec Marvel, Stan Lee a révolutionné le "comic-book", la bande-dessinée américaine, et par répercussion la culture populaire mondiale.

Ses personnages, d'Iron Man à Black Panther, sont devenus les figures de proues de l'industrie cinématographique américaine et ont fait rêver plusieurs générations de fans, qui considéraient parfois l'espiègle scénariste comme un demi-Dieu.

Des personnalités de tous univers, du gouverneur de New York au fondateur de Tesla, Elon Musk, ont tenu à lui rendre hommage, signe de l'immense influence qu'il a eue sur la culture populaire.

"Zeus, donne lui ton trône. Il y a un vrai patron parmi les dieux maintenant", a écrit sur Twitter l'auteur de bande dessinée français Joann Sfar.

"Il était tout ce qu'on attendait de lui, et bien plus encore. J'aimais cet homme et il me manquera à tout jamais. On dit qu'il ne faut jamais rencontrer les idoles de votre enfance. C'est faux", a tweeté Mark Hamill, célèbre acteur de la saga Star Wars, également propriété du géant Walt Disney.

«L'adolescent de base»

Fils d'immigrés roumains, Stan Lee, né le 28 décembre 1922, a commencé à travailler pour Timely Comics, l'ancêtre de Marvel, en 1939.

Il a su donner au genre super-héroïque un nouveau souffle, en créant des personnages dont les pouvoirs étaient contrebalancés par un humanisme poignant, assurant leur popularité auprès d'un public capable de s'identifier.

"Ce gars Peter Parker, je veux juste qu'il soit l'adolescent de base. Il ne faut pas qu'il ressemble à un autre super-héros musclé", avait-il expliqué au moment de la création de Spider-Man.

Connu pour ses lunettes de soleil et son pull vert, il s'était assuré une popularité sans faille auprès des fans de bande dessinée et de "pop culture".

Le grand public le reconnaissait grâce à ses apparitions dans les adaptations au cinéma des aventures de ses héros.

Stan Lee était devenu l'ambassadeur des comics aux États-Unis, multipliant les conférences dans les universités et les apparitions dans les conventions de fans.

Les dernières années de sa vie avaient été marquées par plusieurs affaires judiciaires. Il avait notamment intenté un procès contre son ancienne société, POW! Entertainment, avant d'abandonner.

A la sortie du premier film "Spider-Man" en 2002, Stan Lee avait intenté un procès à Marvel, qu'il avait alors quitté, pour non-respect de ses droits d'auteurs. Trois ans plus tard, les deux parties avaient trouvé un accord à l'amiable, Marvel expliquant avoir versé 10 millions de dollars à sa vedette.

Plus récemment, une massothérapeute l'avait également accusé d'agression, ce qu'il avait nié, alors qu'en juin, son avocat avait réclamé une injonction restrictive contre l'ancien assistant de l'éditeur. La rumeur voulait que le richissime nonagénaire soit victime d'abus de faiblesse.

Son avocat avait expliqué que Stan Lee, 95 ans, souffrait de "perte de mémoire, de problèmes de vision et d'ouïe" et qu'il était "incapable de résister à l'emprise" exercée sur lui par son assistant.

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