POLITIQUE
06/11/2018 14:55 EST | Actualisé 06/11/2018 15:56 EST

Décès de Bernard Landry: les réactions du monde politique

Des gens de toutes allégeances politiques ont salué la contribution du «patriote de Verchères».

QUÉBEC – Anciens compagnons d'armes et anciens adversaires ont salué l'héritage de l'ancien premier ministre Bernard Landry, décédé mardi à l'âge de 81 ans.

«C'est un patriote, c'est un grand Québécois. On lui doit beaucoup», a commenté Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois (PQ), qui a dit avoir le «cœur brisé» en entrevue à LCN, quelques minutes après l'annonce du décès.

«Si l'économie du Québec est ce qu'elle est aujourd'hui, c'est grâce à des gens qui, comme Bernard Landry, ont eu l'audace de faire de leur vision une réalité», a ajouté M. Bérubé par voie de communiqué.

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Mario Dumont, qui l'a connu comme jeune politicien, se souvient que M. Landry était «un homme orchestre» qui a parfois assumé plusieurs ministères à la fois.

«On pouvait difficilement ne pas être impressionnés par sa constance, son énergie et son espèce de don absolu à lui-même à tout ce qu'il percevait comme la cause dans l'intérêt du Québec», a ajouté M. Dumont à LCN.

«C'est un champion, c'est un grand, c'est un type extraordinaire qui a construit le Québec, a commenté l'ancien doyen de l'Assemblée nationale, François Gendron, visiblement ému en entrevue à RDI. Il était un porteur de la cause [indépendantiste] avec distinction.»

Lisette Lapointe, ex-députée et veuve de Jacques Parizeau, a également salué l'homme qui est un «grand Québécois» et un «patriote».

L'ancienne députée et ministre péquiste Agnès Maltais dit que M. Landry a «chamboulé le Québec» et «transformé l'État».

«On perd un ami», a déploré l'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, qui lui a rendu visite dernièrement. Il dit que M. Landry, qui était très malade, pouvait difficilement sortir de chez lui dans les dernières semaines.

Jean Charest, qui l'a affronté d'abord comme chef de l'opposition, puis comme premier ministre, a salué le «legs important» de l'homme qui a participé à construire le Québec moderne.

«C'était un adversaire de taille. En politique, rarement a-t-on un adversaire de ce calibre-là», se rappelle M. Charest.

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