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02/11/2018 07:05 EDT | Actualisé 02/11/2018 07:05 EDT

La famille de Chris Cornell accuse son médecin d'avoir facilité son suicide

Il aurait prescrit «de manière négligente et répétée» des substances dangereuses qui aurait altéré l'état cognitif du chanteur...

Casey Curry/Invision/AP, File

Des membres de la famille de Chris Cornell ont déposé une poursuite, jeudi, contre un médecin qu'ils accusent d'avoir causé la mort du chanteur.

La veuve de Chris Cornell, Vicky, et leurs enfants, Toni et Christopher, sont les plaignants dans le procès intenté devant la Cour supérieure de Los Angeles, alléguant que des médicaments sur ordonnance, en particulier le lorazépam, prescrit contre l'anxiété, ont conduit le leader de Soundgarden à avoir un comportement erratique avant sa mort. Le chanteur est mort à Detroit en 2017, à l'âge de 52 ans.

La plainte indique que le docteur Robert Koblin et son bureau de Beverly Hills ont prescrit «de manière négligente et répétée» à Chris Cornell des substances dangereuses qui ont altéré son état cognitif, ont assombri son jugement et l'ont mené à adopter un comportement impulsif dangereux qu'il était incapable de contrôler, ce qui lui a coûté la vie.

La poursuite se concentre en particulier sur la prescription par le docteur Koblin de grandes quantités de lorazépam — vendu sous le nom de marque Ativan — à Chris Cornell, dans les 20 mois qui ont précédé son décès.

Les enquêteurs du bureau du coroner ont déterminé que le chanteur est mort d'un suicide par pendaison. Des tests toxicologiques ont montré la présence d'Ativan, de barbituriques, de caféine, de naloxone (un médicament anti-opioïde) et de décongestionnant.

Mais selon le rapport d'autopsie, les médicaments n'étaient pas une cause du décès.

La plainte indique que le médecin savait que Chris Cornell avait de sérieux antécédents de toxicomanie et qu'il ne l'avait pas examiné lorsqu'il lui a prescrit les médicaments.

Le «recours non contrôlé à de telles quantités excessives de lorazépam [...] augmente le risque de suicide, car il peut nuire gravement au jugement, à la pensée et au contrôle des impulsions en plus de diminuer la capacité du patient à réfléchir et à agir rationnellement», indique-t-on dans des documents de la cour.

Des responsables du bureau du docteur Koblin, joints par téléphone, ont déclaré qu'ils ne feraient pas de commentaire dans l'immédiat.

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