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01/11/2018 07:19 EDT | Actualisé 01/11/2018 07:19 EDT

Postes Canada: les grèves continuent et les colis s'empilent

Les retards de livraison remontent déjà à plusieurs jours.

Bloomberg via Getty Images
À Toronto, Vancouver et Montréal, plus de 150 remorques attendent d'être déchargées pour que les articles soient traités.

Les travailleurs des postes de plusieurs sections locales du Canada ne travailleront pas jeudi, poursuivant ainsi les grèves tournantes entreprises il y a plusieurs jours.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) annonce qu'au Québec, il y a grève aux sections locales de la Mauricie, de l'Outaouais, de Sorel-Tracy, de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Saint-Jérôme, de Sainte-Thérèse de Blainville, de Salaberry-de-Valleyfield et de Vaudreuil-Dorion.

Des arrêts de travail touchent aussi les sections locales d'Hamilton, d'Ottawa, d'Arnprior-Renfrew et de North Bay, en Ontario, de même que celles de Campbell River, de Nanaimo, de Courtenay et de Port Alberni, en Colombie-Britannique.

Mercredi, la direction de Postes Canada a affirmé qu'elle faisait face à des retards de livraisons de colis qui remontent déjà à plusieurs jours en raison de l'intensification du mouvement de grève des syndiqués. Des dizaines de remorques remplies de colis sont en attente d'être déchargées dans trois des plus importants établissements de traitement du courrier, selon Postes Canada.

Le porte-parole de Postes Canada, Jon Hamilton, a précisé qu'à Toronto, Vancouver et Montréal, plus de 150 remorques attendent d'être déchargées pour que les articles soient traités et que plusieurs autres arrivent chaque jour.

M. Hamilton a signalé qu'une fois traités, ces articles doivent être livrés sans surcharger de travail nos employés de livraison. Par conséquent, les clients pourraient voir des retards de plusieurs jours.

Ensemble, ces trois sites clés peuvent traiter jusqu'à un million de colis par jour en provenance de partout au Canada.

D'autre part, le STTP a annoncé que depuis minuit une minute, jeudi, les membres de ses deux principales unités de négociation vont cesser d'effectuer des heures supplémentaires. Le mot d'ordre demande aux employés de s'en tenir à huit heures de travail par jour et à 40 heures par semaine. Le syndicat soutient que l'employeur abuse des heures supplémentaires imposées aux travailleurs et que cela met en danger leur santé physique et mentale.