POLITIQUE
31/10/2018 15:31 EDT | Actualisé 31/10/2018 16:03 EDT

Un projet de loi sur la nomination du commissaire de l’UPAC «d’ici Noël»

Frédéric Gaudreau, un ancien de la SQ, prendra l'intérim après le départ de Robert Lafrenière.

La Presse canadienne
Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, aux côtés du premier ministre François Legault.

QUÉBEC – La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a l'intention de déposer un projet de loi pour réformer le mode de nomination des patrons de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), de la Sûreté du Québec (SQ) et du Directeur des poursuites criminelles et pénales lors de la courte session parlementaire avant le congé des Fêtes.

La ministre Guilbault a confirmé de nouveau cette information après que le gouvernement Legault ait nommé Frédéric Gaudreau, un ancien de la SQ, pour devenir commissaire par intérim de l'UPAC. Il entrera en fonction le 3 novembre, soit après le départ du commissaire actuel Robert Lafrenière le 2 novembre.

Rappelons que M. Lafrenière a annoncé qu'il quittait ses fonctions le jour de l'élection, quelques heures avant que la Coalition avenir Québec (CAQ) forme un gouvernement majoritaire. En mêlée de presse, Mme Guilbault n'a pas voulu faire de commentaires sur le départ précipité de M. Lafrenière.

C'est très important de rétablir la confiance envers les institutions policières et l'indépendance du pouvoir politique.Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique

«Moi, je regarde vers l'avenir, a-t-elle réitéré. J'ai su, comme tout le monde, au début octobre, que M. Lafrenière avait pris la décision de quitter ses fonctions le 2 novembre et à partir du moment où je suis devenue ministre de la Sécurité publique, ma priorité était de prévoir un intérim pour lui succéder et par la suite de travailler sur ce fameux projet de loi.»

La CAQ a répété à de maintes reprises que les patrons de l'UPAC, de la SQ et du DPCP seraient nommés avec un vote des deux tiers des élus à l'Assemblée nationale. Cette loi risque de faire consensus, puisque le Parti québécois et Québec solidaire étaient en faveur de cette mesure.

Or, des questions subsistent quant à la nomination des candidats. Qui soumettra une courte liste de noms à la ministre? Sera-t-elle plutôt soumise à un comité externe et non partisan? Mme Guilbault répète qu'elle en est à rédiger le projet de loi.

«Il y a d'innombrables questions et de préoccupations qui ont été soulevées dans les dernières années, notamment sur l'UPAC, reconnaît-elle. C'est très important de rétablir la confiance envers les institutions policières et l'indépendance du pouvoir politique.»

Les élus siégeront de nouveau à l'Assemblée nationale à partir du 27 novembre, pour une courte session parlementaire de deux semaines, en principe.

Galerie photo Le premier conseil des ministres du gouvernement Legault Voyez les images