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31/10/2018 07:58 EDT | Actualisé 31/10/2018 07:58 EDT

Aide médicale à mourir: une femme mourra plus tôt qu'elle le souhaiterait pour ne pas que sa demande soit refusée

Audrey Parker déplore que des lacunes dans la loi sur l'aide médicale à mourir l'empêche de choisir le moment de sa mort.

Audrey Parker souhaite que le gouvernement ouvre la porte à des «demandes anticipées» de l'aide médicale à mourir.
Patrick Foto via Getty Images
Audrey Parker souhaite que le gouvernement ouvre la porte à des «demandes anticipées» de l'aide médicale à mourir.

Une femme de Halifax atteinte d'un cancer en phase terminale et qui prévoit mettre fin à ses jours jeudi affirme que la législation canadienne en matière d'aide médicale à mourir doit être améliorée.

Audrey Parker, qui a reçu un diagnostic de cancer du sein de stade 4 en 2016, affirme que cette loi vieille de deux ans lui permettra de mettre fin à ses souffrances prolongées.

Cependant, la femme de 57 ans est que la loi l'oblige à choisir de mourir plus tôt qu'elle ne le souhaiterait.

Le problème est que, selon la loi, toute personne approuvée pour une aide médicale à mourir doit être consciente et saine d'esprit au moment où elle donne son consentement final pour une injection létale.

Mme Parker dit que cette disposition signifie qu'elle ne pourrait pas mettre fin à ses jours si elle devenait subitement invalide en raison d'une détérioration de son état ou de sa médication contre la douleur.

Elle dit que la loi devrait être modifiée pour permettre des "demandes anticipées", ce qui permettrait à son aidant naturel d'administrer les médicaments même si elle était incapable de donner son consentement.

Le gouvernement fédéral a chargé un groupe d'experts indépendants de se pencher sur la question et son rapport devrait être déposé au Parlement en décembre.