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29/10/2018 08:07 EDT | Actualisé 30/10/2018 12:58 EDT

Sondage Léger: les Québécois sont les plus ouverts à l'interdiction des véhicules à essence

Les Québécois sont significativement plus nombreux à penser que la vente de voitures à essence ou au diesel devrait être interdite d’ici 25 ans.

webphotographeer via Getty Images

Alors que le Royaume-Uni vient de mettre la hache dans la vente de véhicule à essence pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les Canadiens sont encore divisés face à une telle mesure.

Selon un récent sondage Léger, les Québécois sont significativement plus nombreux (42%) à penser que la vente de voitures à essence ou audiesel devrait être interdite d'ici 25 ans, une proportion largement supérieure à la moyenne canadienne (28%). Les Albertains sont, à l'inverse, moins nombreux à acquiescer (17%) à la question.

Évidemment, une telle interdiction bouleverserait des habitudes ancrées depuis longtemps au Canada. La majorité des ménages canadiens possède une voiture pour faciliter leur déplacement, surtout à l'extérieur des villes, où le transport en commun est moins accessible.

En 2017, 24 566 696 véhicules automobiles routiers aient été immatriculés à travers le pays.

Et la tendance ne semble pas être à la veille de s'inverser. Quelque 80% des résidents de Laval et des basses Laurentides estiment que la congestion routière s'est empirée depuis cinq ans. Le développement de certaines villes laurentiennes a notamment ajouté de nombreuses voitures sur les routes.

L'exemple britannique

En juillet dernier, le gouvernement du Royaume-Uni a confirmé «l'arrêt d'ici à 2040 de la vente de nouvelles voitures et camionnettes conventionnelles fonctionnant à l'essence ou au diesel». D'ici à 2050, les autorités espèrent que «presque tous les véhicules soient sans émission» de gaz à effet de serre.

Paris songe également à interdire les véhicules à essence:

Lors de la campagne électorale 2018, Québec solidaire avait fait une promesse similaire, le parti s'engageant à interdire la vente de véhicules à essence dès 2030.

La promesse électorale mentionnait que les acheteurs de véhicules à essence seraient pénalisés dès un premier mandat solidaire et dans 12 ans, les concessionnaires auraient l'obligation de ne vendre que des véhicules hybrides ou électriques.

En 2040, seule l'acquisition de véhicules électriques aurait été autorisée et le bannissement des véhicules à essence aurait suivi dix ans plus tard.

Actuellement, le gouvernement tente d'inciter la population à se procurer un véhicule électrique. Les acheteurs d'autos électriques et hybrides rechargeables sont admissibles à une subvention pouvant aller jusqu'à 8000 $, selon le prix et la capacité de la batterie du véhicule, et de 600 $ pour une borne de recharge dans le cadre du programme Roulez électrique.

Ce programme a toutefois ses limites budgétaires. Selon La Presse, Transition énergétique Québec, qui est responsable du programme, prévois avoir épuisé ses fonds d'ici 2019.

Des mentalités qui évoluent

Sans surprise, les baby-boomers sont également plus réticents (23%) que les générations plus jeunes (30% parmi la génération X et 33% chez les milléniaux).

Courtoisie firme Léger
Les Québécois sont significativement plus nombreux (42%) à penser que la vente de voitures à essence/diesel devrait être interdite d'ici 25 ans, une proportion largement supérieure à la moyenne canadienne (28%).

Notons qu'environ le quart des Canadiens interrogés ont affirmé être indifférents à la question (13%) ou ne se sont pas prononcés (13%).

Ce sondage Web a été réalisé du 21 au 24 octobre 2018 auprès de 1581 Canadiens âgé(e)s de 18 ou plus, à partir du panel en ligne de LegerWeb . La marge d'erreur est de 2,5%.

Précision: Le titre de cet article a été modifié pour refléter plus clairement les résultats.